Pourquoi le prix du pain a augmenté au Mali

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Les consommateurs ont été frappés par l'augmentation du prix du pain, l'une des denrées les plus consommées au Mali. Il est aujourd'hui de plus en plus difficile de s'en procurer dans les boulangeries du pays.
Au Mali, cette denrée de grande consommation devient rare et le prix augmente par endroit.
A Bamako et ses environs, la miche initialement vendue à 250 francs passe désormais à 300, voir 350 francs CFA.
Cette hausse du prix du pain fait suite à l'envolée des cours du blé sur le marché international, avec comme conséquence une augmentation sur le prix de la farine.
Dans ce contexte, ce sont les consommateurs qui sont laissés pour compte.
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"Les gens ne sont pas d'accord"
Koulibali Salimata Diarra, présidente de l'association des consommateurs, dénonce une situation anarchique dans la distribution du pain.
"Ce sont les transporteurs de pain qui ont voulu faire un rajout pour leurs propres intérêts… et faire un bénéfice", déclare Coulibaly Salimata Diarra, Présidente de l'Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA), ajoutant que "les gens ne sont pas d'accord".
Mais de leur côté, les livreurs de pain s'en défendent, rejetant la responsabilité sur les producteurs. Vu la situation, ils réclament néanmoins une marge bénéficiaire.
Les transporteurs sont en effet la courroie de transmission entre les boulangeries et les boutiques, et autres détaillants de Bamako et de l'intérieur du pays.
Chez les boulangers, le discours est le même, il faut une marge bénéficiaire.
Mamadou Lamine Haidar, président de l'association des boulangers et pâtissiers considère "qu'il n'est plus possible de continuer de travailler à perte".
Ce dernier justifie cette hausse du prix de la baguette de pain par la soudaine flambée du prix du sac de farine de blé ainsi que de multiples autres augmentations.

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Le prix du pain actuellement pratiqué a été homologué en 2011. Quelques 10 ans après, le prix de la farine a augmenté à plusieurs reprises.
"Continuer à vendre la miche de pain de 400 grammes à 250 francs CFA, ce n'est simplement pas tenable", dit-il.
Le ministère malien du commerce reconnait ces multiples augmentations. Vendredi, une rencontre tripartite a réuni des responsables du ministère avec les boulangers et les livreurs.
Ils n'ont pas trouvé un accord, mais selon un responsable du ministère joint par la BBC, une nouvelle rencontre est prévue ce lundi.
L'objectif à terme, selon ce responsable, est de trouver des leviers économiques et fiscales pour atténuer les effets de l'augmentation des prix mondiaux du blé qui se répercutent sur le prix chez le consommateur final du pain.












