Egypte: nouvelle accusation contre Morsi

Mohamed Morsi est accusé d'avoir remis au Qatar des documents concernant la sécurité nationale de l'Egypte.

Crédit photo, AP

Légende image, Mohamed Morsi est accusé d'avoir remis au Qatar des documents concernant la sécurité nationale de l'Egypte.

Le président égyptien destitué par l'armée sera jugé en même temps que 10 co-accusés pour la livraison présumée au Qatar de "documents relevant de la sécurité nationale".

Le procureur de la République déclare que l’ancien chef de l’Etat a remis aux services de renseignement qataris des documents concernant la sécurité nationale de l’Egypte. Il affirme que Morsi a échangé les documents avec une somme d’argent équivalant à un million de dollars, environ 500 millions de francs CFA.

Selon la justice égyptienne, Mohamed Morsi a transmis les documents au Qatar par le biais de la chaîne de télévision Al Jazeera, qui est basée à Doha.

"Toutes les informations parvenues à Al Jazeera l’ont été sur la base du strict respect des règles éthiques du journalisme. Nous (…) ne donnons donc pas des informations à des gouvernements", a déclaré la chaîne qatarie à l’agence Reuters.

En juillet dernier, un tribunal égyptien a condamné trois journalistes britanniques travaillant pour Al Jazeera à des peines de prison allant de sept à 10 ans. Ils étaient poursuivis pour plusieurs délits, dont celui de diffusion de fausses informations.

Espionnage

Les relations entre l’Egypte et le Qatar vont mal depuis que l’armée égyptienne a destitué Mohamed Morsi en juillet 2013.

Doha soutient les Frères musulmans, dont Morsi fait partie.

L’ancien président de l’Egypte, emprisonné depuis sa destitution, est l’objet de plusieurs chefs d’inculpation dont une affaire d’espionnage.

La justice égyptienne a déjà condamné plusieurs leaders et militants des Frères musulmans à la peine de mort.

La répression des membres de cette confrérie a fait 1.400 morts. Seize mille membres de cette organisation qualifiée de "terroriste" par les autorités égyptiennes sont actuellement en détention, selon des militants des droits de l’homme.