Esclavage mystérieux à Londres

A Londres, la police a libéré sous caution jusqu’en janvier un couple de sexagénaire, accusé d'avoir réduit à l’esclavage trois femmes.
Les deux accusés avaient été placés en détention jeudi pour travail forcé et immigration illégale.
Ils ne sont pas britanniques mais vivaient au Royaume-Uni depuis de longues années. La police leur a confisqué leurs passeports avant de les relâcher.
Jeudi, les trois victimes, une Malaisienne de 69 ans, une irlandaise de 57 ans et une britannique de 30 ans, avaient pu s’échapper de la propriété en profitant de l’absence du couple.
L’une des trois esclaves était parvenue à alerter l’organisation de charité Freedom Charity après un reportage à la télévision sur l’esclavage domestique.
Elle avait ensuite multiplié les appels téléphoniques pour découvrir les conditions de leur présence dans cette maison contre leur gré.
La police a également été impliquée dans ces échanges téléphoniques.
Il y a de nombreuses zones d’ombre autour de cette affaire, et l’enquête devrait durer longtemps selon The New Scotland Yard qui a tenu une conférence de presse à Londres à la mi-journée.
Le couple aurait déjà été arrêté dans les années 1970 par la Metropolitan Police Service, la police londonienne.
The New Scotland Yard cherche à savoir dans quelles conditions les trois femmes ont été détenues dans cette maison du sud de Londres.
Selon la police, elles ont été "battues et mises sous la pression d’un contrôle émotionnel".
Aneeta Prem, fondatrice de Freedom Charity, a confirmé que les trois femmes étaient désormais en lieu sûr : "C’est une histoire qui doit susciter l’espoir. Malgré la tragédie d’avoir été en captivité dans ces circonstances, elles sont désormais libres et peuvent envisager de reconstruire leur vie. Cela se fera petit à petit, mais c’est désormais une réalité."












