Suisse : pas d'expulsion des criminels étrangers

Selon les premières tendances du vote, les électeurs ont rejeté la proposition émanant de l’UDC. Ce parti d’extrême droite propose d’expulser les étrangers jugés coupables d’actes criminels.

Une femme met son bulletin de vote dans une urne, en Sisse (archives).

Crédit photo, AFP

Légende image, Une femme met son bulletin de vote dans une urne, en Sisse (archives).

L’UDC met les difficultés des Suisses avec la vie sur le compte d’un malaise social résultant de l’immigration.

Si le oui l’emportait, tout étranger reconnu coupable de deux actes criminels en moins de 10 ans devait être expulsé du territoire helvétique, même s’il s’agit de crimes mineurs.

Le texte soumis au vote n’offre pas la possibilité de faire appel de la décision d’expulsion.

Selon certains leaders politiques suisses, la proposition de l’UDC comporte le risque de créer un système judiciaire à deux vitesses, autrement une justice partisane, défavorable aux étrangers.

Ces derniers représentent un quart de la population du pays.

Les résultats définitifs n'ont jamais contredit les premières tendances d’une élection en Suisse.

Les bureaux de vote ont été fermés à 12h (11h GMT).

A Genève, les électeurs ont rejeté l'initiative à 63,71%, selon les résultats partiels officiels.

En 2010, les Suisses avaient accepté, à 52,9%, une initiative de l'UDC demandant le renvoi des criminels étrangers.

Mais le Parlement a introduit en mars dernier une clause permettant aux juges d'éviter l'expulsion automatique des condamnés dans certains cas.

Ce dimanche, les Helvètes étaient consultés sur une initiative beaucoup plus dure réclamant "le renvoi effectif des criminels étrangers".