Baltimore en colère

Des violences ont éclaté dans la ville américaine en marge du plus grand rassemblement depuis le début du mouvement de protestation contre la brutalité policière.
Des manifestants s'en seraient pris à des voitures de police et à des commerces.
Douze personnes ont été arrêtées, a annoncé le commissaire de police Anthony Batts.
Les participants aux manifestations souhaitent que la lumière soit faite sur la mort de Freddie Gray, un jeune noir de la ville arrêté par la police le 12 avril.
Agé de 25 ans, il est mort des suites d'une fracture des vertèbres cervicales une semaine plus tard, semaine qu'il a passée dans le coma.
Les manifestants accusent la police d'avoir brutalisé le jeune homme lors de son arrestation et de ne pas lui avoir fourni une aide médicale assez rapidement.

Crédit photo, BBC World Service
Six officiers de police ont été suspendus par leur hiérarchie et une enquête interne est en cours.
Ce décès est le dernier d'une série de bavures policières ayant ravivé les tensions raciales aux Etats-Unis.
Les défilés de Baltimore ont lieu chaque soir depuis la mort de Freddie Gray mais le rassemblement de ce samedi est de loin le plus important.
Une "trêve" d'un jour
"Pas de justice, pas de paix, pas de police raciste" ont scandé les manifestants, selon les correspondants de la BBC à Baltimore.
Un homme qui tweetait depuis la rue a rapporté que des gangs rivaux ont appelé à une trêve d'un jour et ont défilé aux côtés de la population.

Crédit photo, BBC World Service
Les officiers responsables de l'arrestation de Freddie Gray ont trop attendu avant de transporter le jeune Américain vers l'hôpital, a reconnu la police de la ville.
Une vidéo filmée par un passant montre Freddie Gray, hurlant de douleur, puis emmené dans un véhicule de police.
Le fourgon se serait arrêté à plusieurs reprises en cours de route et la victime a été conduite vers l'hôpital une fois seulement être arrivée au commissariat.
La police devrait rendre les résultats de son enquête le 1er mai.
Les manifestants espèrent que les officiers déjà suspendus seront inculpés et promettent de continuer leur mouvement dans le cas contraire.












