Gambie: des "prisonniers torturés"
Le Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme a déclaré avoir reçu des rapports attestant que certains manifestants arrêtés en Gambie le mois dernier auraient été torturés.

Crédit photo, AFP
Des dizaines de personnes arrêtées au cours d'un rassemblement pacifique se sont vu refuser des visites familiales et des soins médicaux.
Un certain nombre de politiciens de l'opposition sont également en détention.
En avril dernier, les Nations Unies avaient annoncé que des militants de l'opposition gambienne étaient morts en détention, et le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, avait déjà réclamé la tenue d'une enquête, sans réaction à ce jour du gouvernement.
L'ONU réitère son appel pour qu'une enquête soit menée sur le décès signalé lors d'une garde à vue le mois dernier d'un haut dirigeant de l'opposition (Sandeng Solo).
"Le Ministre de l'Information a juste déclaré que Sandeng Solo avait été arrêté car il n'avait pas respecté la loi, explique Shérif Bojang, un journaliste gambien basé à Dakar, interviewé par la BBC. Si sa mort est avérée suite aux tortures subies, la Gambie va connaître de nouvelles violences".
Des centaines de personnes ont organisé une manifestation contre le président gambien Yahya Jammeh un peu plus tôt cette semaine.
Les partis d'opposition et les groupes pro-démocratie continuent de réclamer des réformes politiques et électorales de cette nation ouest-africaine.












