Ebola : le Sénégal réouvre ses frontières à la Guinée

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Le Sénégal a officiellement ouvert sa frontière terrestre avec la Guinée. Cette ouverture est le résultat de plusieurs rencontres entre autorités guinéenne et sénégalaise.
La décision de fermer les frontières, confirmée le 21 août dernier par les autorités sénégalaises, visait à réduire les risques et dangers liés au virus Ebola.
Les frontières maritimes et aériennes sont, pour leur part, opérationnelles depuis quelques mois. L'espace aérien a été ouvert en novembre à la veille du sommet de la francophonie.
Plusieurs semaines de tractations
D'abord en décembre, une délégation ministérielle conduite par la ministre de la Santé du Sénégal a eu une séance de travail à Conakry. Il était question de voir ensemble les modalités et les mesures à mettre en place pour une ouverture des frontières sécurisée, sans propagation du virus Ebola.
Au début de la semaine dernière, les délégations des deux pays avaient rendez-vous à la frontière pour concrétiser les mesures prises pour l'ouverture effective des frontières terrestre.
Dakar avait fermé ses frontières pour éviter la propagation du virus d'Ebola qui frappe la Guinée.
La fermeture des frontières sénégalaises avait provoqué la colère des autorités guinéennes et occasionné des grincements de dents notamment au sein des opérateurs économiques et des producteurs. Ces derniers n'arrivaient plus à écouler leurs marchandises.
Cela avait même poussé le GOHA, le groupe organisé des hommes d'affaires de Guinée, à plaider pour le passage des marchandises.
Si l'ouverture de la frontière est appréciée par certains habitants de Conakry, la correspondante de BBC Afrique à Conakry explique que la plupart des gens trouvent que c'est un non-événement.
Vigilance de mise
Malgré une tendance à la baisse du nombre de personnes affectées par le virus Ebola dans les trois pays les plus touchés, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle toutefois à la vigilance.
"Nous sommes sur la bonne voie, mais il sera difficile d’éradiquer complètement la maladie sans améliorer considérablement nos mécanismes pour détecter de nouveaux cas et de tracer ceux tous ceux qui été en contact avec eux", a prévenu Brice de la Vingne, MSF Directeur des Opérations.
"Un seul nouveau suffirait à relancer l’épidémie", a-t-il ajouté.
L'organisation onusienne a rappelé vendredi qu’un manque de vigilance pourrait mettre en péril les progrès réalisés jusqu’à présent s’inquiétant que les moyens financiers et le nombre de personnels médicaux restaient insuffisant et que la future saison des pluies risque de compliquer la lutte contre l'éradication de la maladie.












