Ebola : actes de violence en Guinée

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Le siège de la sous-préfecture de Kabak, à Forécariah, situé à environ 100km au sud de la capitale, a été incendié lundi.
Selon des informations en provenance de cette ville à vocation agricole, tout a commencé lorsque des membres d'une ONG, conduit par un pasteur, sont arrivés dans la localité pour y désinfecter les puits.
Le patron de l'ONG avait décidé de procéder à leur désinfection en vue de prévenir la propagation du virus Ebola.
Mais Kabak étant une presqu'île qui n'a encore enregistré aucun cas d'Ebola, la population a soupçonné la mission de propager la maladie.
Le pasteur a été battu avant d'être transporté à l'hôpital.
Des jeunes en colère contre l'autorité locale seraient les auteurs de ces violences.
Des militaires se sont rendus lundi à Kabak afin de procéder à l'arrestation des personnes impliquées dans l'agression du pasteur.
Selon des sources locales, des militaires ont tiré à balle réelle blessant trois personnes. Révoltés, des jeunes ont pillés et incendiés le domicile du sous-préfet.
Agents de santé visés
Par ailleurs, au cours de sa réunion du lundi, la coordination de lutte contre Ebola a signalé plusieurs menaces sur les agents de santé.

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A Coyah, à 50 km de la capitale, des gens auraient menacé de mort les équipes de riposte lors de l’enterrement sécurisé d’une personne à Wonkifon.
A Boffa également, à environ 150 km de Conakry, les équipes de riposte ont aussi été menacées et le centre de santé de Koba a été attaqué et détruit par la communauté.












