Maroc : "le leader de la contestation violenté par la police"

Crédit photo, AFP
Human Rights Watch et Amnesty International ont affirmé jeudi dans un communiqué que Nasser Zefzafi, le leader de la contestation populaire dans le nord du Maroc, a été battu et insulté par les policiers qui l'ont arrêté.
Les deux organisations de défense des droits de l'homme se sont basées sur le récit fait par Nasser Zefzafi à son avocat dans sa prison d'Oukacha, à Casablanca, dans l'Ouest du Maroc.
Selon ce récit, la police a cassé les meubles et les fenêtres et a agressé les trois hommes même s'ils n'ont opposé aucune résistance.
M. Zefzafi a eu une coupure d'1,5 cm sur le cuir chevelu, une autre sous l'oeil gauche et des ecchymoses sur le dos.
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"La police a insulté les trois hommes présents dans la maison en usant de termes vulgaires, en les pressant de crier "Vive le roi" et en les qualifiant de séparatistes", selon le récit.
Nasser Zefzafi était recherché initialement pour avoir interrompu le 26 mai le prêche d'un imam dans une mosquée.
Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, est secouée depuis sept mois par un mouvement de contestation revendiquant le développement du Rif, région historiquement frondeuse, que les protestataires jugent "marginalisée" par l'Etat.












