Sénégal : début du "dialogue national"

Le président Macky Sall

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Les travaux de cette concertation nationale ont démarré samedi après-midi, au palais de la République, à Dakar.

Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, des membres du gouvernement, des chefs religieux, des leaders politiques de la majorité et de l’opposition ont pris part à l’ouverture de cette concertation organisée par le président Macky Sall.

Le Parti démocratique sénégalais, l’un des principaux partis d’opposition, était représenté à la cérémonie d’ouverture du "dialogue national".

D’autres formations politiques, celles de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et de l’ancien président de l’Assemblée nationale et du Sénat, Pape Diop, ont refusé d’y prendre part.

Le "dialogue national" porte notamment sur les réformes politiques, la gestion du pétrole et du gaz découverts au Sénégal, la sécurité, la recherche de la paix en Casamance, l’éducation et la santé, deux secteurs confrontés à des grèves à répétition.

La durée de cette concertation n’est pas encore indiquée par les autorités.

"J'ai souhaité engager un dialogue national pour discuter avec toutes les forces vives des questions majeures qui interpellent notre pays", a déclaré Macky Sall à l’ouverture des travaux.

"Au-delà de nos divergences, nous avons en commun le Sénégal. La compétition pour l'accès au pouvoir n'est pas incompatible avec la concertation", a-t-il souligné.

Les réformes constitutionnelles adoptées par référendum le 20 mars font partie des sujets de discussion, selon Macky Sall.

La révision constitutionnelle adoptée en mars concerne la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans et quatorze autres réformes relatives au renforcement des droits des citoyens et de l'opposition, des pouvoirs législatif et judiciaire.

Elle ouvre aussi la voie à la modernisation des 267 partis politiques et à leur nombre jugé élevé.