Khartoum : des étudiants arrêtés

Une vue d'ensemble de la capitale soudanaise (photo d'archives)
Légende image, Une vue d'ensemble de la capitale soudanaise (photo d'archives)

Nabil Adib, un avocat et activiste des droits de l'homme s'est dit choqué par la descente musclée des forces de l'ordre dans ses bureaux à Khartoum.

L'avocat a déclaré être en réunion avec des étudiants de l'université de Khartoum lorsque des officiers des services de renseignements (NISS) ont brusquement investi son bureau avec des kalachnikovs.

Ce juriste également responsable d’une ONG travaillant dans le domaine de la protection des droits humains, a précisé qu'outre son bureau, les éléments du NISS ont aussi perquisitionné son domicile qui jouxte son lieu de travail.

« Les forces de sécurité ont arrêté les étudiants et emporté des dossiers. Ils ont par ailleurs interpellé deux collègues avocats et deux employés » a-t-il indiqué...

Les deux avocats et les employés selon ses dires ont été relâchés plus tard dans la journée. Un confrère sur place a précisé que le sort des étudiants restait inconnu en soirée.

Les autorités soudanaises qui n’étaient pas joignables n’ont pas pu affirmer ou démentir ces informations.

Le confrère rappelle que les forces de sécurité soudanaises sont souvent accusées de harceler et d'arrêter des militants des droits de l'Homme, des opposants politiques et des journalistes.

Au Soudan, la liberté d'expression, d'association et de réunion est soumise à des restrictions sévères.

Une situation régulièrement dénoncée par les organisations internationales de défenses des droits de l'homme.