Un poulet plus cher qu’un mouton

Crédit photo, BBC
- Author, Himadou Amadou
- Role, à Niamey - Niger
Espèce de volaille dont le coût peut être élevé, le poulet Brahma intéresse de plus en plus de jeunes qui souhaitent se lancer dans son élevage.
Informaticien de formation, Laouali Amadou, la trentaine, ne maitrise pas que le clavier d'ordinateur.
Mais il sait également prendre soins de ces poulets brahma. D’originne indienne, ce poulet est l’une des plus grosses races de volailles, caractérisé par sa grande taille.
Au Niger, ils sont nombreux comme Laouali à se lancer dans de petites fermes d'élevage, de cette race de poule dont le couple se vend jusqu'à 200 mille Francs Cfa (300€).
''S’il est bien nourri, le male peut aller jusqu’à 5kg et la femelle jusqu’à 4kg. La chair est vraiment très bonne, meilleur qu’un autre poulet'', explique l’éleveur.
Le mot brahma signifie ''grand'' en langue indienne, traduisant ainsi le caractère massif de cette race de poule d'origine asiatique.
Il s’agit d’une volaille très rustique, docile, facile à élever, s'adaptant à tous les types de climat.
Elle est surtout utilisée dans l'ornement des maisons.
Les vendeurs ciblent une clientèle toute particulière en raison de son coût élevé.
''Nous visons uniquement les personnages ayant les moyens comme les députés ou les ministres, car son prix de vente est important'', explique M. Laouali.
Les éleveurs et revendeurs de la brahma se plaignent de la réticence des banques à subventionner cette filière jugée à risque, selon elles, du fait des épizooties qui engendrent souvent de lourdes pertes dans le secteur avicole.












