Sénégal : polémique sur le sort des enfants talibés

De nombreux enfants sont contraints de vivre et mendier dans les rues pour survivre

Crédit photo, AARABU AHMAD SULTAN

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Matar Gueye, vice-président de l'organisation islamique Jamra, une ong qui lutte contre la maltraitance des enfants appelle à la modernisation des écoles coraniques au Sénégal et à une enquête de moralité sur tout individu désirant en créer.

Un enfant talibé de 12 ans a été battu à mort par son maître coranique dans un internat à Yembeul, dans la banlieue de Dakar, la capitale sénégalaise.

Ce fait divers a relancé la polémique sur les conditions de vie et d'études des talibés, ces jeunes enfants souvent âgés de 5 à 15 ans, confiés par leurs parents à un maître coranique (ou marabout ) afin que celui-ci se charge de leur éducation religieuse. Cette éducation a lieu dans un daara, une école coranique.

En contrepartie, le talibé doit s'acquitter de travaux domestiques et est généralement contraint à la mendicité dans les rues, afin de subvenir à ses besoins et aux besoins de son maître et de sa famille.

Interrogé par la BBC sur la question, Matar Gueye, vice-président de l'organisation islamique Jamra déplore une démission collective face à la récurrente question du sort des talibés et appelle à la mise en oeuvre effective de mesures de protection de ces enfants.