Nelson Mandela : commémoration tendue
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Crédit photo, AP
Les tensions raciales reviennent à la surface alors que l'Afrique du Sud célèbre mercredi l'anniversaire de la libération de son héros national.
Le 11 février 1990, Nelson Mandela sortait de prison.
Et si depuis le pays a fait du chemin sur la voie de la réconciliation, plusieurs incidents récents ont mis en exergue qu'il y a encore beaucoup à faire pour rapprocher les différentes communautés.
Frederik de Klerk

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La volonté de rebaptiser une avenue du Cap au nom de Frederik de Klerk est le dernier incident en date qui vient exacerber les tensions entre la communauté noire et blanche en Afrique du Sud.
Beaucoup de Noirs ne veulent pas d'une artère au nom du dernier président de l'Apartheid.
Frederik de Klerk est celui qui a libéré Mandela il y a 25 ans, mais c'est aussi lui qui a la fin du régime de ségrégation raciale donnait des ordres aux services spéciaux, chargeait de torturer et de tuer des militants noirs.
Dans un discours récent, l’ancien président sud-africain a dénoncé "le ton de confrontation, nouveau et amer dans le discours national".
Contradiction nationale
Il rejette souvent la responsabilité des difficultés actuelles du pays sur les blancs et l'Apartheid.
Une étude de la fondation Helen Suzman démontre pourtant que seulement 53 % des Blancs sud-africains estiment que l'apartheid a été un crime contre l'humanité.

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D'autres sociologues affirment aussi que le sentiment de supériorité reste très répandu chez les Blancs, mais l'actuel discours du pouvoir politique ne va pas dans le sens d'une réconciliation.












