Soudan du Sud: risques de famine

Le Soudan du Sud risque de subir "l’une des pires famines jamais connues", a déclaré son président Salva Kiir.
Une telle catastrophe risque de se produire si la guerre continue dans le pays, a-t-il prévenu dans une interview accordée à la BBC.
Il a également accusé son ancien vice-président Riek Machar d'attiser les tensions ethniques et de violer l’accord de non-agression signé le 9 mai à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Salva Kiir soutient que la rébellion est responsable de l’aggravation de la crise humanitaire au Soudan du Sud.
"Il s’agit d’une crise provoquée par l’homme et c’est pourquoi nous voulons l’arrêter, pour permettre aux organisations humanitaires d’accéder au pays. Il est temps que Riek Machar sache que la population civile risque de subir l’une des pires famines", a-t-il déclaré.
La semaine dernière, le président Kiir a reporté en 2017 ou 2018 l’élection présidentielle initialement prévue en 2015.
Ce report permettra au gouvernement et aux rebelles de parachever la réconciliation dans ce pays en guerre depuis cinq mois, a-t-il expliqué.
Les combats ont déjà fait des milliers de morts. Plus de 1,2 million de Sud-Soudanais sont chassés de chez eux.
Le conflit a éclaté en décembre 2013, après que le Salva Kiir a accusé Riek Machar de préparer un coup d’Etat, ce que le chef rebelle n’a cessé de démentir.
L’ONU a accusé les deux parties – le gouvernement et les rebelles – d’avoir commis des crimes contre l’humanité.
La famine risque de toucher environ 7,3 millions de Sud-Soudanais d’ici au mois d’août prochain, a prévenu lundi le coordinateur des secours d'urgence de l'ONU, Jan Egeland.
Oslo, la capitale de la Norvège, abritera mardi une conférence des bailleurs de fonds appelés au chevet de ce pays d’Afrique de l’Est, le plus jeune Etat du monde.












