Sanogo inculpé d’assassinat

Amadou Sanogo, alors capitaine, à Kati en avril 2012.
Légende image, Amadou Sanogo, alors capitaine, à Kati en avril 2012.

Le général malien Amadou Sanogo, auteur du putsch de mars 2012, a été inculpé à Bamako de meurtres, assassinats et complicité d'enlèvement, avant d'être écroué, selon des source judiciaires.

On ne connaît pas pour l’instant son lieu de détention.

Le général Sanogo avait été interpellé à son domicile dans la matinée par plusieurs dizaines de soldats malien, pour l’emmener devant un juge d’instruction, le juge Yaya Karembe, qui avait ordonné son interpellation.

Le général Sanogo, qui avait refusé de se présenter à la convocation du juge, a été interrogé dans une école de gendarmerie de la capitale malienne, avant son inculpation.

Son domicile dans le centre de Bamako a été perquisitionné.

Selon une source au ministère malien de la Justice citée par l’AFP, l'ordre de l'arrêter a été donné "au plus haut niveau" de l'Etat.

"C'est une victoire pour les familles des victimes et la justice malienne dans une affaire hautement sensible", ont estimé la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme et l'Association malienne des droits de l'Homme , ajoutant:

"C'est un signal fort pour la lutte contre l'impunité qui démontre que personne n'est au dessus des lois".

Dans les mois suivant le coup d'État du 22 mars 2012, le quartier général de Sanogo et de ses hommes, situé à Kati près de Bamako, avait été le lieu de nombreuses exactions commises contre des militaires considérés comme fidèles au président renversé, Amadou Toumani Touré.

Des soldats fidèles au général Sanogo sont aussi soupçonnés d'avoir réprimé d'autres militaires qui s'étaient mutinés de septembre 2013 pour protester contre les nombreux avantages accordés à leur ancien patron promu général quatre étoiles en août.