Casamance: la rébellion condamne la tuerie

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Légende image, Abdoulaye Balde (2ème à gauche), maire de Ziguinchor, capitale de la Casamance, en visite auprès des rescapés de ce massacre.

La rébellion indépendantiste de Casamance a condamné lundi le massacre de 13 jeunes dans une forêt de cette région du sud du Sénégal.

Dans les environs de Ziguinchor, plus grande ville de cette province agricole et touristique, située entre la Gambie au nord et la Guinée-Bissau, l'armée recherchait toujours lundi soir les auteurs du massacre. 150 parachutistes sont sur place depuis samedi.

Le président sénégalais Macky Sall a décrété un deuil national de deux jours, qui a commencé ce lundi, pour « honorer la mémoire des victimes de l'attaque armée ». Pendant ce temps, Abdoulaye Balde (photo), maire de Ziguinchor, capitale de la Casamance, a rendu visite aux rescapés de ce massacre.

Alors que l'armée a annoncé une traque sans répit des auteurs de ce carnage, la rébellion casamançaise affirme ne pas être impliquée dans cette affaire.

Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), qui lutte depuis 1982 pour l'indépendance de la Casamance, "condamne fermement cet acte", selon un communiqué.

Ils ont incité les autorités sénégalaises "d'orienter leurs enquêtes vers" des responsables administratifs et militaires locaux "à la tête d'un vaste réseau de coupe clandestine et de vente illicite du bois de teck".

Le teck, arbre tropical qui produit un bois précieux très recherché notamment pour la fabrication de ponts de bateaux et de meubles de jardin, pousse en Casamance, une des régions les plus boisées du Sénégal.