Des sanctions plus fortes contre Moscou

Les dirigeants se sont concertés plusieurs fois sur le cas russe.

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Légende image, Les dirigeants se sont concertés plusieurs fois sur le cas russe.

Les ambassadeurs des 28 Etats membres de l'Union Européenne doivent décider de nouvelles sanctions à appliquer à la Russie accusée de soutenir la rébellion ukrainienne.

Le français François Hollande, l'américain Barack Obama, l'allemand Angela Merkel, le britannique David Cameron et l'italien Matteo Renzi ont réaffirmé leur intention d'adopter de nouvelles sanctions coordonnées contre Moscou.

Les mesures portent notamment sur l'accès aux marchés financiers, les ventes d'armes, les technologies sensibles dans le domaine de l'énergie et des biens à double usage militaire et civil.

La Russie est accusée de continuer à livrer des armes aux séparatistes dans l'Est de l'Ukraine.

Le commandant rebelle Igor Strelkov est apparu à la télévision russe pour dire que ses forces sur le terrain n'ont reçu aucune surface de pointe pour les missiles sol air de la Russie.

Il a également dit qu'il ne pouvait pas avoir donné un ordre d'abattre l'avion de ligne malaisien car dit-il, "aucun système de missile n'était sous son commandement, en tant que tel."

Des experts légistes néerlandais et australiens disent qu'en raison de violents combats entre gouvernement et pro russes, ils ont été empêchés, pour une deuxième journée, d'atteindre l'épave du vol MH17.

Des responsables de la sécurité en Ukraine affirment comme les Etats Unis que l'avion a été abattu par un missile dont on ne connaît pas exactement la provenance.

Autorités et rebelles se rejettent les accusations en Ukraine.

Des boîtes noires sont en cours d'examen aux mains des experts britanniques.

Le conseiller à la sécurité nationale du président Obama, Tony Blinken a déclaré qu'il croit que la Russie a augmenté sa provision d'armes lourdes sur la frontière.

"Nous avons vu des convois de chars, de multiples lance-roquettes, de l'artillerie et des véhicules blindés", a-t-il affirmé, ajoutant qu’il a été aperçu "un nouveau regroupement important des forces russes le long de la frontière, ce qui pourrait donner à la Russie des positions d'une intervention soi-disant humanitaire ou de maintien de la paix en l'Ukraine."

Selon l'ONU qui a dénoncé l'utilisation d'armes lourdes des deux côtés, les combats auraient fait plus de 1.110 morts en plus de trois mois