Découvrez comment vous protéger contre l'enregistrement par des caméras cachées

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Ces derniers jours, les cas d'enregistrements secrets ont suscité une grande inquiétude parmi les femmes et les filles en Afrique. Le Kenya et le Ghana en sont des exemples, notamment avec l'affaire d'un ressortissant russe accusé d'avoir filmé des femmes à leur insu, puis de publier ces vidéos en ligne.

Cet incident illustre comment la technologie moderne peut être détournée à mauvais escient, affectant la vie privée et la sécurité des individus. Pour beaucoup, cette affaire a mis en lumière des dangers jusque-là invisibles dans la vie quotidienne.

Les caméras cachées intégrées dans des lunettes, des stylos, des chambres ou d'autres lieux représentent désormais une menace sérieuse pour la vie privée. La Chine a signalé de nombreux cas similaires, tout comme certains pays d'Europe et d'Asie.

Cet événement au Kenya et au Ghana a déclenché un débat important sur la protection des femmes et des filles, ainsi que sur l'efficacité des sanctions légales face aux nouvelles technologies.

Au Kenya, la Computer Misuse and Cybercrimes Act de 2018 prévoit une peine pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour toute personne publiant des photos ou vidéos d'autrui sans consentement.

Au Ghana, la Cybersecurity Act de 2020 instaure des sanctions sévères, pouvant aller jusqu'à 25 ans de prison pour ceux qui publient des vidéos ou images sans autorisation, en particulier lorsqu'il s'agit de femmes et d'enfants.

Ce qui s'est passé au Kenya et au Ghana

Le Kenya et le Ghana se sont retrouvés sous les projecteurs après qu'un jeune Russe, connu sous le nom de Yaytseslav, ait filmé des femmes à leur insu. Selon les rapports, il aurait utilisé des lunettes équipées d'une caméra cachée pour enregistrer des vidéos des femmes lors de conversations ou dans des situations privées, puis publié ces vidéos sur les réseaux sociaux sans leur consentement. Ces incidents ont suscité une grande inquiétude parmi les femmes, beaucoup se plaignant de violations de leur vie privée.

Le gouvernement kenyan a publié un communiqué officiel indiquant que les forces de l'ordre ont été chargées d'enquêter immédiatement sur cette affaire. La ministre de la Condition féminine, Hanna Cheptumo, a condamné ces actes, les qualifiant de violences sexuelles facilitées par la technologie, et a affirmé que le gouvernement prendrait des mesures sévères pour que les responsables soient traduits en justice.

Le Ghana a également pris des mesures légales, affirmant qu'il cherche à obtenir l'autorisation de la Russie pour que le jeune homme soit transféré au Ghana afin de répondre devant la loi. Le ministre de la Technologie, Sam George, a insisté sur le fait que son pays utiliserait tous les moyens disponibles, y compris la coopération avec Interpol et les autorités russes, pour tenir les responsables pour compte. Cependant, la Russie n'a pas confirmé clairement si elle collaborerait avec l'enquête ghanéenne, ce qui complique la procédure légale.

Le ministre a précisé que des contacts avaient déjà été établis avec l'ambassade russe pour collaborer sur cette affaire, et que, même si la Russie a une politique de non-extradition de ses ressortissants, elle pourrait faire une exception en cas de nécessité.

Au Kenya, la Computer Misuse and Cybercrimes Act de 2018 prévoit une peine pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour quiconque publie des photos ou vidéos d'autrui sans consentement. Au Ghana, la Cybersecurity Act de 2020 institue des sanctions sévères, pouvant atteindre 25 ans de prison pour ceux qui diffusent des vidéos ou images sans autorisation, en particulier lorsqu'il s'agit de femmes et d'enfants.

Comment fonctionnent les caméras cachées

Les lunettes équipées d'une caméra font partie des technologies utilisées pour l'enregistrement secret. Une petite caméra est intégrée dans la monture des lunettes, souvent au centre ou sur le côté, permettant de filmer ou de prendre des photos sans que la personne s'en aperçoive. Certaines de ces lunettes sont alimentées par une batterie rechargeable via USB, offrant la possibilité d'enregistrer pendant 60 à 90 minutes selon le modèle.

La mémoire, comme une carte microSD, enregistre directement les vidéos et les photos. La plupart de ces lunettes disposent d'un bouton « Power » permettant de démarrer ou d'arrêter l'enregistrement.

Certaines versions possèdent des fonctionnalités supplémentaires comme le Bluetooth pour la communication ou la lecture de musique, un microphone pour l'enregistrement audio, et des verres polarisés pour le soleil.

Pour les utilisateurs de cette technologie, le design discret et la petite taille de la monture permettent de filmer quelqu'un à son insu. C'est la principale raison pour laquelle les affaires au Kenya et au Ghana ont suscité un tel intérêt en ligne, les victimes subissant une violation grave de leur vie privée.

Comment se protéger des caméras cachées

Il existe plusieurs méthodes pour se protéger contre les caméras cachées.

Premièrement, utiliser un smartphone avec Guided Access et Accessibility Shortcut, tout en choisissant la fonction Magnifier, peut aider à détecter des caméras dissimulées dans une pièce. Appuyer trois fois sur le bouton d'alimentation permet souvent de repérer des appareils électroniques cachés, comme les caméras de téléphone, les lunettes équipées de caméra, et d'autres dispositifs, lorsque vous êtes à l'intérieur.

Deuxièmement, il est important de rester attentif à son environnement. Les chambres d'hôtel, les petits bureaux ou les cabines d'essayage peuvent contenir des caméras. Vérifiez les surfaces inhabituelles, les objets qui changent souvent de position et tout appareil électronique suspect. Cette méthode contribue à réduire le risque d'être filmé à son insu.

Troisièmement, observez les lumières clignotantes ou les voyants : de nombreuses caméras cachées possèdent ce type d'indicateur lumineux, qui peut être difficile à remarquer au premier coup d'œil.