Tanzanie: les corrompus en disgrâce

John Magufuli, le nouveau président tanzanien lutte contre la corruption dans son pays.
Légende image, John Magufuli, le nouveau président tanzanien lutte contre la corruption dans son pays.

Ces mesures sont notamment le limogeage du secrétaire permanent du ministère des transports et la dissolution du comité directeur de l'Autorité portuaire qui supervise le port de Dar es Salam, deuxième port d'Afrique de l'Est après celui de Mombasa, au Kenya.

Une dizaine de responsables du même service sont également suspendus.

Les autorités les accusent d'être impliqués dans des cas de vol, des actes de corruption et dans plusieurs transactions douteuses qui ont fait perdre au gouvernement plusieurs milliards de shillings, la monnaie locale.

Ces annonces font suite à une visite surprise effectuée au port de Dar es Salam par le Premier ministre Kassim Majaliwa.

Il avait constaté la disparition de conteneurs en provenance de l'étranger, sans payement des taxes correspondantes.

Le directeur de l'administration fiscale avait été limogé aussitôt après cette visite.

Depuis sa prise de fonctions, le président tanzanien John Magufuli élu en octobre dernier, pose des actions visant à combattre la corruption et le gaspillage d'argent public.

Il a décidé d'annuler la fête de l'Indépendance afin d'économiser de l'argent pour l'investir dans la campagne de lutte contre le choléra.

Il a entre autres imposé par ailleurs, la suspension des voyages à l'étranger non impératifs pour les responsables gouvernementaux et l'interdiction d'acheter de tenir les réunions du gouvernement dans de luxueux hôtels.