Zuma au chevet des réfugiés

Crédit photo, AFP
Jacob Zuma a annulé un voyage officiel en Indonésie pour rester dans son pays, en proie à des violences xénophobes, et s'est rendu dans un camp de réfugiés.
Il a assuré que les autorités vont sans aucun doute mettre fin aux émeutes.
Au même moment, des migrants originaires du Zimbabwe et du Malawi s'apprêtaient à monter dans des bus affrétés par leurs gouvernements respectifs pour leur permettre de rentrer au pays.

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Nouvelles violences
Ce samedi, un étranger a été poignardé dans le township d'Alexandra, au nord de Johannesburg et la présence policière a été renforcée.
Une enquête a été ouverte, elle devra déterminer si ce meurtre a un lien avec les émeutes xénophobes.
En trois semaines, les violences xénophobes, qui ont d'abord éclaté à Durban avant de s'étendre à Johannesburg, ont fait jusqu'à présent six morts et 5000 déplacés, selon un bilan donné mercredi par la police.
En Afrique du Sud, le chômage touche près de 40% des jeunes et la présence d'immigrés africains est perçue comme une menace pour ceux qui vivent dans une grande pauvreté.
Pour beaucoup, ces violences reflètent les frustrations de la majorité noire.

Face à la volatilité de la situation, la police a tenu à préciser que les violences sont désormais surtout le fait de petits groupes de 20 à 30 personnes, qui en profitent pour piller et casser.
Le Forum de la diaspora africaine, une association qui lutte contre la xénophobie, a appelé le gouvernement à faire appel à l'armée.
Le roi zoulou, Goodwill Zwelithini, a quant à lui répété qu'il ne cautionnait pas les attaques contre les immigrés africains.
Dans un discours repris par les medias, il avait expliqué que les étrangers devaient plier bagages, des propos qui ont mis le feu aux poudres.












