Ebola : la justice sanctionne les violences

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La justice guinéenne a condamné jusqu'à 1 an de prison les auteurs de violences contre les équipes anti-Ebola. Il s'agit des violences survenues à Kaback dans Forécariah à 100km de la capitale Conakry.
Les faits remontent au mois de janvier dernier quand des jeunes avaient attaqué l'équipe d'une ONG qui était venue désinfecter des puits de la localité dans le cadre de la prévention contre le virus Ebola. Les membres de la mission ont été battus et blessés, le domicile du sous-préfet pillé et incendié.
Le procès des auteurs présumés de ces violences vient de donner son verdict. Les individus inculpés ont été condamnés jusqu'à un an de prison. Ils ont été reconnus coupable de coups et blessures sur des agents de santé et de sensibilisation sur Ebola. Ce sont au total 58 prévenus qui étaient devant la justice au début du mois de février. A l'issue de leur procès, quatorze personnes ont été condamnés à un an de prison ferme pour coups et blessures, une vingtaine en ont pris pour six à neuf mois de prison, treize se sont vu infliger des peines avec sursis. Les autres ont été libérées pour manque de preuves.
De nombreux guinéens apprécient le fait que ce procès se soit vite tenu et que les coupables aient été condamnés. Mais si la justice guinéenne a tranché dans cette affaire qui remonte en janvier, il reste celle de Womey où huit membres d'une équipe de sensibilisation, y compris des journalistes reporters, avaient froidement été massacrés à Nzérékoré dans la région forestière en septembre 2014. Le procès, maintes fois annoncé, peine à démarrer. Les autorités judiciaires déclarent qu'elles sont en train de faire les derniers réglages avant l'ouverture des audiences.








