Des stratégies contre Boko Haram

Les chefs d'état-major ouest-africains se réunissent mercredi à Accra, la capitale ghanéenne pour trois jours. Au programme : le ''Renforcement de la coopération militaire dans l'espace CEDEAO'' pour la paix, la stabilité et le développement.
Cette rencontre vise surtout à évaluer des stratégies visant à contrer la menace du groupe islamiste Boko Haram dans la sous-région.
Après avoir lancé une série d’attaque au Cameroun, le groupe armé montre une volonté de s’implanter dans le pays non seulement en prenant le contrôle d'autres villes mais aussi en recrutant de nouveaux éléments.
Dans l'extrême nord, de plus en plus de jeunes camerounais ont eux aussi décidé de rejoindre les rangs de la secte islamiste.
Pour William Assanvo, chercheur principal à l'Institut d’études sécuritaires de Dakar, quatre facteurs sont à l’origine de ce phénomène :
- l’ignorance religieuse et le fait que ces jeunes sont souvent les victimes de faux prêcheurs qui leur donnent une version dévoyée de l’Islam et les poussent à se fanatiser.
- la pauvreté que l’on retrouve aussi bien dans le nord du Nigeria que dans le nord du Cameroun.
- l’absence d’autorité parentale, identifiée comme un élément qui peut pousser ces jeunes, sans repère familial, dans les bras de Boko Haram.
- le niveau d’éducation qui est en général faible dans ces régions du Cameroun.
William Assanvo soutient que les gouvernements doivent dans un premier temps apporter une importance particulière à ces régions frontalières où l’on enregistre un ''degré de radicalisation important''.
Il préconise également de modifier l’enseignement religieux dispensé aux jeunes de ces régions.








