Afrique du Sud : l'électricité en crise

Syndicat Numsa

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Légende image, Le syndicat Numsa appelait mardi les 220 000 ouvriers en acier et constructions mecaniques a cesser le travail

L'Afrique du Sud, le pays le plus industrialisé du continent, pourrait se retrouver dans le noir si la menace de grève se matérialise.

En effet, le syndicat Numsa menace de tout faire pour stopper la production d'électricité.

Numsa représente une partie des employés de la compagnie nationale d'électricité, Eskom. Cette dernière a récemment obtenu une décision de justice qui interdit à ses employés d'arrêter le travail car l'entreprise est considérée comme stratégique. Mais le syndicat fulmine et prévient qu'il n'hésitera pas à lancer une grève sauvage, s'il n'obtient pas satisfaction.

"Il s'agirait d'une coupure totale, sans délestages", c'est ce qu'a assuré hier le négociateur du syndicat, devant le siège d'Eskom à Johannesburg.

Les employés de la compagnie d'électricité Eskom réclament 10 % d'augmentation de salaire et une amélioration des indemnités de logement. Seulement, le patronat n'est prêt à offrir que 7 à 8 % d'augmentation pendant un an.

Négociations en cours

Les négociations devaient reprendre mercredi entre le patronat de l'acier et des constructions mécaniques, et le puissant syndicat Numsa. Ce dernier a appelé mardi les 220 000 ouvriers de ces secteurs à cesser le travail.

Selon le syndicat, si cette grève dure, elle devrait toucher quelque 10 500 entreprises et gripper rapidement une bonne partie de l'industrie manufacturière qui pourrait venir à manquer de pièces détachées.

Les discussions doivent reprendre pour tenter de trouver un compromis rapidement. Ce mouvement social succède à un autre, très dur, qui a duré cinq mois dans les mines de platine et a déjà fragilisé l'économie sud-africaine.