RDC: combats dans le Nord-Kivu

Des combats à l’arme lourde ont éclaté vendredi dans l’est de la RDC entre l’armée congolaise et les rebelles du M23.
Les affrontements ont débuté à Kanyamahoro, une petite localité située à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, et se sont maintenant déplacés vers Kibumba, à 2km de Kanyamahoro.
Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir lancé l’offensive, qui dure depuis 4 heures ce matin.
Selon le lieutenant-colonel Olivier Amuli, porte-parole de l'armée au Nord-Kivu, les Nations Unies ne sont ''pas encore'' entrées en action pour appuyer l'armée congolaise comme elles l’avaient fait lors des combats du mois d'août dernier.
Les affrontements en cours interviennent 5 jours après la suspension des pourparlers de paix de Kampala.
Malgré quelques avancées le week-end dernier dans ces négociations entamées il y a près d’un an, les deux parties ne sont pas parvenues à un compromis.
Les positions des deux belligérants sont encore éloignées, notamment sur la question du sort des commandants du M23.
Pour Kinshasa, pas question d’aller plus loin: le gouvernement congolais a déjà accepté le principe de l'amnistie pour la grande majorité des troupes du M23 et ne veut pas l’envisager pour les commandants sous sanctions internationales.
Vianney Kazarama, le porte parole militaire du M23, affirme que l'exil a été proposé aux chefs du mouvement, mais qu’ils l'ont refusé.
''On ne réclame pas le retour des réfugiés Congolais pour accepter de partir nous mêmes en exil'', a-t-il déclaré à la BBC.
Conséquence: pas d'accord et une reprise des combats.
Selon un observateur de l’ONU, chaque coté tente maintenant de ''faire grimper les enchères''.












