Joseph Kony caché au Soudan

L’organisation américaine « Resolve LRA crisis intiative » publie un rapport alimenté par des données collectées entre octobre 2009 et février 2013.
Elle y évoque le rôle des forces armées soudanaises qui, ces quatre dernières années, ont accueilli et protégé des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), incluant le chef de la guérilla Joseph Kony.
Ce dernier est recherché et inculpé par la Cour Pénale Internationale avec trois de ses adjoints pour plusieurs crimes contre l’humanité et crimes de guerre : viols, mutilations, meurtres et enrôlement d’enfants.
Le document de 33 pages intitulé <link type="page"><caption> « Hidden in Plain Sight »</caption><url href="http://www.theresolve.org/pages/hidden-in-plain-sight" platform="highweb"/></link> (traduction : Caché bien en évidence) détaille les liens entre l’armée soudanaise et les rebelles ougandais.
« Des témoins oculaires » sont les principales sources des données recueillies sur ce sanctuaire périodique proposé à Kony.
A l'intérieur du document, des images satellites sont également insérées dans le rapport afin de détailler les camps abandonnés dans lesquels l’armée soudanaise a abrité les rebelles ougandais de la LRA.
Elles permettent notamment de comprendre les déplacements effectués par les éléments de la LRA jusqu’à l’enclave du Kafia Kingi, situé aux confins du Soudan, du Sud-Soudan et de la République Centrafricaine.
Ce territoire est contrôlé par le Soudan et l’armée ougandaise n’a pas le droit d’y accéder.
Selon « Resolve LRA crisis intiative », le soutien de l’armée soudanaise est une menace sérieuse contre l’arrêt des violences commises par la LRA.
Mais aucune preuve n’a émergé pour affirmer que des armes ont été fournies aux combattants ougandais.
La LRA, réduite aujourd’hui à 250 hommes, était active dans le nord de l’Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la RDC, ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud.
Début avril, l’Ouganda avait annoncé la suspension de ses opérations de recherche contre Joseph Kony et les combattants de la LRA, en raison de l’hostilité des rebelles centrafricains envers les forces étrangres lors de leur prise de pouvoir à Bangui.
Une récompense de 5 millions de dollars à toute personne sera offerte par les autorités américaines à toute personne qui donnerait des informations sur sa capture.












