Restitution d'objets d'art africains : des activistes protestent contre la vente d'un masque rare du Gabon

Crédit photo, AFP
- Author, Mary Harper
- Role, Rédactrice en chef pour l'Afrique, BBC World Service
Des activistes exigent le retour au Gabon d'un rare masque en bois du XIXe siècle vendu en France pour près de 5 millions de dollars.
Personne ne s'attendait à ce que ce masque pâle au visage allongé et à la barbe hirsute atteigne ne serait-ce qu'un dixième de la somme à laquelle il a été vendu.
Des activistes ont perturbé la vente aux enchères dans la ville de Montpellier, dans le sud de la France, affirmant que quiconque achetait le masque recevait des biens volés.
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Le commissaire-priseur a insisté sur le fait que la vente était tout à fait légale.
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Le masque aurait été porté par un membre de la société secrète Ngil, un groupe qui parcourait les villages pour rendre la justice et chasser les sorciers.
La forme distinctive des masques Ngil aurait eu une grande influence sur le travail de célèbres artistes européens, dont Picasso et Modigliani.
Comme beaucoup d'autres pays d'Afrique, les Gabonais réclament la restitution des précieux objets volés à l'époque coloniale.
Un certain nombre de musées occidentaux ont entamé le processus de restitution des précieuses antiquités volées en Afrique et sur d'autres continents à l'époque coloniale.













