Des milliards d'euros pour les migrants

Lors du sommet extraordinaire qui s'est tenu mercredi à Bruxelles sur la crise migratoire en Europe, les dirigeants de l'UE se sont prononcés sur plusieurs options pour venir en aide aux réfugiés et aux pays qui les accueillent.
Les 28 États membres ont trouvé un consensus sur une série d'actions. Ils se sont mis d'accord pour répondre aux besoins les plus urgents des réfugiés en finançant les agences de l'ONU à hauteur d'un milliard d'euros supplémentaires. Ils vont aussi alimenter le fonds fiduciaire d'urgence destiné à stabiliser l'Afrique et à s'attaquer aux causes de la migration. Ce fonds avait été annoncé le 14 septembre par le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Ce dernier s'est dit prêt à débourser 1 milliard 800 millions dont 300 millions pour l'Afrique du Nord.
L'objectif est d'encourager l'emploi, faciliter la réadmission des candidats à l'asile déboutés, mener des actions de prévention de la radicalisation et de l'extrémisme. La Commission espère que les États de l'UE se montreront généreux.
Tous ces thèmes seront abordés lors d'un sommet UE-Afrique à Malte en novembre. Enfin, les Européens vont renforcer les contrôles aux frontières et venir en aide aux pays de la ligne de front pour qu'ils puissent mieux faire le tri entre les candidats réfugiés et ceux qui devront être rapatriés.
Quatre pays refusent les quotas de migrants
Au cours de cette rencontre, l'ambiance a été lourde tant l'accord sur la répartition d'un contingent de 120 000 migrants conclu mardi par les ministres de l'intérieur a été difficile.
Contrairement à la coutume, la décision a été prise non par consensus mais par vote : 24 États ont voté pour un système de quotas mais quatre ont voté contre.
La Slovaquie entend même contester ce plan de répartition en justice. Les trois autres récalcitrants sont la Hongrie, la Roumanie et la République tchèque.
En arrivant au sommet, le président français François Hollande les a fustigés, déclarant que ceux qui ne veulent pas partager les valeurs de l'Europe « doivent se poser la question de leur présence au sein de l'Union européenne ».
La veille, l'accord sur la répartition de 120 000 migrants à travers l'Union européenne avait été âprement débattu.












