Thaïlande: l'ex-première ministre détenue

Crédit photo, AP
Yingluck Shinawatra et nombre de personnalités politiques du gouvernement déchu ont été convoqués par les militaires.
L’ancienne dirigeante a été conduite dans un lieu tenu secret.
Le général Prayuth Chan-ocha, le nouvel homme fort du pays, a également rencontré d’importants responsables, leur disant que des réformes étaient nécessaires avant des élections.
Six officiers de haut rang ont été nommés pour gouverner le pays tandis que les commissaires de province supervisent les gouvernements locaux.
La prise de pouvoir par l'armée a été condamnée par la communauté internationale qui craint des dérives répressives.
La junte assure vouloir seulement restaurer le calme après une crise politique de plusieurs mois.
Jeudi, les militaires ont suspendu la constitution, interdit les rassemblements et mis des hommes politiques en détention.
On ne sait pas combien de temps l'armée compte rester au pouvoir.
L'incertitude sur l'état de santé du roi Bhumibol Adulyadej, 86 ans, a pu pousser l'armée à intervenir par crainte que le problème de sa succession ne s'ajoute à la crise politique.
Des correspondants sur place disent qu’il ne serait pas surprenant que les militaires restent au pouvoir jusqu’à la désignation d’un nouveau souverain.












