Plus d’une centaine de personnes aux mains d’assaillants armés au centre du Mali

Vue aérienne d'une zone de Mopti au Mali

Crédit photo, Getty Images

Des informations en provenance du Mali indiquent qu'au moins cent dix civils sont détenus par des djihadistes présumés après avoir été enlevés la semaine dernière.

Des habitants ont déclaré à l'Agence France Presse qu'ils voyageaient à bord de trois bus lorsqu'ils ont été attaqués.

Cette zone de la région de Mopti, au Mali, a été fréquemment attaquée par des militants islamistes présumés. Ce que confirme Mamoudou Guindo, président du conseil local de la jeunesse de Bankass : "Cela fait quatre fois que nos cars font l’objet d’enlèvement. La première remonte au 10 novembre 2021 et pour ce car on n’a toujours pas d’informations."

Des témoins affirment que des hommes armés ont forcé les trois bus à se diriger vers une forêt située entre Bandiagara et Bankass, dans la région de Mopti, au centre du Mali. Six jours plus tard, il n'y a aucun signe des dizaines d'otages.

Frustration grandissante

Carte du Mali

Dans le centre du pays, l'enlèvement de cars de transport en commun et de leurs passsagers semble être devenu le mode opératoire de prédilection de bandes armées organisées.

Le 28 novembre 2023, entre Parou et Songobia sur la route nationale 15 dans la région de Bandiagara, trois bus de transport ont élé enlevés et les passagers dépouillés.

Suite à plusieurs attaques récentes dans la région, les populations sont de plus en plus frustrées. Mamoudou Guindo, le président du conseil local de la jeunesse de Bankass dit s'attendre à trois choses de l'Etat malien : l'installation d’un camp militaire et faire un ratissage, obtenir la libération des otages et être en sécurité "comme les autres Maliens qui vivent dans les grands centres urbains."

Les habitants de la ville de Bandiagara, ont bloqué un certain nombre de routes à la suite de l'enlèvement de plus de 110 civils par des militants présumés.

Des organisations de la société civile de Bandiagara ont organisé des manifestations pour dénoncer le fait que de nombreuses personnes ont été déplacées.

Le gouvernement malien n'a pas encore rcommuniqué sur ces enlèvements.

À la suite d'un coup d'État en 2021, les dirigeants militaires du Mali ont ordonné le retrait de milliers de soldats internationaux, laissant le pays encore plus fragile.