Trump étend l'interdiction de voyager aux États-Unis à cinq autres pays

Crédit photo, Reuters
- Author, Rachel Hagan
Le président Donald Trump a élargi l'interdiction de voyager aux États-Unis, interdisant aux ressortissants de cinq pays supplémentaires et aux personnes voyageant avec des documents délivrés par l'Autorité palestinienne d'entrer aux États-Unis.
La Maison Blanche a déclaré que ces restrictions visaient à « protéger la sécurité des États-Unis » et qu'elles entreraient en vigueur le 1er janvier.
Des restrictions totales seront imposées aux ressortissants du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Soudan du Sud et de la Syrie, ainsi qu'aux détenteurs d'un passeport délivré par l'Autorité palestinienne.
L'administration a également ajouté le Laos et la Sierra Leone, qui faisaient auparavant l'objet de restrictions partielles, à la liste des pays soumis à une interdiction totale, et a imposé des restrictions partielles à 15 autres pays, dont le Nigeria, la Tanzanie et le Zimbabwe.
Trump, qui a renforcé les contrôles à l'immigration depuis son retour à la Maison Blanche en janvier dernier, a déclaré que l'extension de l'interdiction de voyager était nécessaire en raison de ce que son administration a qualifié d'échecs des systèmes de contrôle et de vérification à l'étranger.
Les responsables ont cité les taux élevés de dépassement de la durée de validité des visas, le manque de fiabilité des registres d'état civil, la corruption, les activités terroristes et le manque de coopération dans l'acceptation des ressortissants expulsés.
Cette annonce fait suite à l'arrestation d'un ressortissant afghan soupçonné d'avoir tiré sur deux soldats de la Garde nationale pendant le week-end de Thanksgiving, un incident que la Maison Blanche a mis en avant pour souligner ses préoccupations en matière de sécurité.
C'est la troisième fois que Trump impose une interdiction de voyager.
Au cours de son premier mandat, il avait introduit un décret similaire en 2017, qui avait suscité des protestations et des contestations judiciaires aux États-Unis et à l'étranger. Cette politique avait ensuite été confirmée par la Cour suprême des États-Unis.
La Maison Blanche a déclaré que ces restrictions resteraient en vigueur jusqu'à ce que les pays concernés montrent des « améliorations crédibles » en matière de gestion des identités, de partage d'informations et de coopération avec les autorités américaines chargées de l'immigration.
Un certain nombre d'exceptions s'appliquent et l'interdiction ne concernera pas les résidents permanents légaux, de nombreux titulaires de visas existants, les diplomates ou les athlètes voyageant pour participer à des événements sportifs majeurs. Les responsables ont déclaré que des dérogations au cas par cas seraient également accordées lorsque le voyage est jugé d'intérêt national.
Pays soumis à des restrictions totales :
- Afghanistan
- Burkina Faso
- Burma
- Tchad
- Guinée Equatoriale
- Érythrée
- Haïti
- Iran
- Laos
- Libye
- Mali
- Niger
- République du Congo
- Sierra Leone
- Somalie
- Soudan du Sud
- Soudan
- Syrie
- Yemen
- Les personnes voyageant avec des documents de voyage délivrés ou validés par l'Autorité palestinienne sont également soumises à une suspension totale d'entrée.
Restrictions partielles :
- Angola
- Antigua-et-Barbuda
- Bénin
- Burundi
- Côte d'Ivoire
- Cuba
- Dominique
- Gabon
- Gambie
- Malawi
- Mauritanie
- Nigéria
- Sénégal
- Tanzanie
- Togo
- Tonga
- Vénézuela
- Zambie
- Zimbabwé
Cas particulier :
Turkménistan (les restrictions restent en vigueur pour les immigrants, mais ont été levées pour les visas non immigrants)















