Retour des militaires au Nigéria

Les 480 militaires qui ont traversé hier la frontière du Cameroun à la suite d’affrontements avec la secte Boko Haram, sont rentrés au Nigéria.
Les militaires ont été escortés lundi par des forces spéciales camerounaises.
Selon une source diplomatique nigériane, les soldats se dirigeraient vers Mubi, dans l'état de l'Adamawa.
L'armée nigériane a par ailleurs rejeté les allégations de désertion de ces soldats, parlant d'une "manœuvre tactique de charge à travers la frontière" qui les a conduits à Fotokol, au Cameroun.
Selon les médias locaux, ces soldats sont sous équipés et manquent de renforts.
D'intenses combats ont opposé lundi à l’aube les forces de sécurité et les insurgés, pour prendre le contrôle de Gamboru Ngala, et d'un pont de cette ville stratégique pour le commerce transfrontalier entre le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Soudan.
Craignant un nouveau carnage, des milliers de personnes ont également pris la fuite vers le Cameroun voisin, ont témoigné les habitants à l'AFP.
Ils ont atteint Fotokol, malgré la fermeture des frontières imposée le 18 août par les autorités camerounaises.
Une fermeture censée éviter la propagation d'Ebola qui sévit au Nigeria.
Ces nouvelles violences, montrent par ailleurs une fois de plus la capacité du groupe islamiste radical à frapper quotidiennement, et intervient au lendemain de la diffusion d'une vidéo du chef du groupe, Abubakar Shekau, dans laquelle il parle de "califat islamique".
Depuis avril, Boko Haram s'est emparé de nombreuses localités et contrôle des zones entières du nord-est du pays d'où l'armée a disparu, selon les témoignages d'habitants, de responsables de la sécurité et d'experts.












