Traiter Ebola, une question d’éthique

Comparées à cet hôpital londonien, les infrastructures médicales dans certains pays sont inadaptées
Légende image, Comparées à cet hôpital londonien, les infrastructures médicales dans certains pays sont inadaptées

Un groupe d’experts en matière d'éthique se réunit dans les locaux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour déterminer les principes moraux qui devraient être respectés quant à l’utilisation éventuelle d’un médicament expérimental pour traiter les personnes atteintes du virus Ebola.

Le "ZMAPP", médicament antiviral mis au point aux Etats-Unis, jamais testé auparavant sur l’homme, a été expérimenté sur deux Américains infectés au Libéria, rapatriés et hospitalisés aux Etats-Unis.

Crédit photo, BBC World Service

Pour autant, ce médicament n’avait jusque lors été expérimenté que sur des animaux.

Doit-on l’administrer sans qu’il ait été testé correctement ? Et dans ce cas, doit-on l’administrer à tous ceux atteints de la maladie ou privilégier les cas d’urgences ?

C’est sur ces questions fondamentales que ces spécialistes de l’éthique médicale se pencheront lundi.

La fièvre hémorragique Ebola a tué quelque milliers de personnes depuis sa découverte en 1976.

Nous ne savons pas quel animal héberge le virus bien que les chauves-souris aient longtemps été soupçonnées, ce qui rend la prévention et la lutte difficile.

Crédit photo, BBC World Service

Il s'agira notamment d'anticiper ce qui pourrait arriver si le médicament est introduit et se révèle inefficace, voire dangereux, comment les médias et les communautés locales vont réagir et les conséquences de ces réactions pour les victimes, les employés médicaux, et comment le processus de sélection des candidats devrait avoir lieu.