Cameroun : Boko Haram tue trois personnes

Au moins trois personnes ont été tuées dans le nord du Cameroun et environ 10 autres enlevées par des militants du groupe islamiste nigérian Boko Haram, selon les autorités camerounaises.
Parmi les personnes enlevées figure l'une des épouses d'Amadou Ali, le vice-Premier ministre chargé des relations avec les Assemblées.
L’enlèvement s’est déroulé dimanche matin à Kolofata, le village du vice-Premier ministre, situé dans l’extrême nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria.
Selon la même source, c’est Amadou Ali qui était vraisemblablement visé par les ravisseurs. Il se trouvait dans la région, où il devait passer la fête de l’Aïd-el-fitr prévue lundi ou mardi pour marquer la fin du jeûne des musulmans. Ali a réussi à s'exfiltrer de son domicile, lorsque les assaillants y sont arrivés.
Le chef traditionnel Seyni Boukar Lamine, également maire de Kolofata, son épouse, ses quatre enfants et sa niève font partie des personnes enlevées, a annoncé à la BBC une source ayant requis l'anonymat.
Dix à 20 ans de prison
Des combats violents entre l'armée camerounaise et les assaillants ont été signalés.
Boko Haram est très actif dans le nord du Cameroun. Quatorze de ses membres ont été récemment condamnés au Cameroun à des peines de prison allant de 10 à 20 ans.
Ils ont été jugés par un tribunal militaire, dans le nord de Maroua, une région camerounaise située à la frontière avec le Nigeria.
Le tribunal leur reproche d’être en possession d'armes à feu illégales et de préparer une "insurrection".
Un grand nombre de militants présumés de Boko Haram ont été arrêtés dans le nord du Cameroun durant les dernières semaines, à la suite d’attaques armées dirigées surtout contre des postes de police.
Le groupe nigérian est également soupçonné d’avoir commis plusieurs meurtres dans le septentrion camerounais.












