Manifestation en Angola

La police angolaise a tiré des gaz lacrymogènes et des tirs de semonce afin de disperser des centaines de militants de l’opposition protestant contre la disparition de deux hommes l’année dernière.
La manifestation était organisée dans la capitale Luanda par le parti d’opposition UNITA, qui a combattu le gouvernement du MPLA pendant une guerre civile qui a duré vingt-sept ans.
Un important dispositif policier avait été déployé, avec des canons à eau, des policiers à cheval et un hélicoptère.
Les manifestants, vêtus de tee-shirts portant l'inscription "Stop aux enlèvements et aux tortures", brandissaient pour certains la Constitution angolaise qui garantit le droit de manifester.
Selon l’UNITA, des douzaines de membres du parti avaient été arrêtés au préalable.
Plus tôt dans l’année, le président angolais avait renvoyé le chef des renseignements angolais, à la suite d’accusations de l'organisation Human Rights Watch contre ses services de sécurité, qui auraient joué un rôle dans la disparition et le possible assassinat des deux militants.
Les deux partis se sont affrontés pendant vingt-sept ans, jusqu'à la fin de la guerre civile en 2002.
Mais les divisions entre UNITA et MPLA n'ont pas totalement cessé et les manifestations contre le président José Eduardo Dos Santos sont récurrentes depuis quelques mois.












