Les motos-taxis paralysent Monrovia

Des centaines d’habitants de la banlieue de Monrovia ont été contraint à marcher pour se rendre au travail, en raison d’une interdiction de circuler pour les motos-taxis.
La police libérienne a installé des barrages à des intersections très fréquentées pour empêcher les motards de circuler imprudemment, ce qui crée des accidents à répétition.
Dans un communiqué, la police indique que ceux qui ne respecteront pas l’interdiction verront leur moto confisquée.
La sanction sera agrémentée d’une amende de 200 $ (environ 97 000 FCFA).
« Nous payons déjà des taxes au gouvernement et maintenant on nous demande de mettre à l’arrêt notre seul moyen de survivre », s’est plaint Daniel Howard, un motocycliste parmi d’autres mécontents.
« Nous souhaitons récupérer notre liberté », a-t-il ajouté.
Cinq passagers au lieu de deux
A Monrovia, circuler à bord de deux-roues pilotés par des particuliers est le principal moyen de transport, comme dans plusieurs grandes villes d’Afrique de l’Ouest.
Pour la population de la capitale libérienne, estimée à un million d’habitants, c’est la solution la plus accessible pour se déplacer et se rendre au travail.
Parfois, plus de cinq personnes montent à bord alors que les véhicules ne sont censés pouvoir accueillir que deux personnes, le pilote et un passager.
Ce n’est pas la première fois que les motocyclistes sont forces à mettre pied à terre par les autorités.
Plus tôt dans l’année, une interdiction de circuler dans les rues avait été mise en vigueur tous les soirs après 22 heures.












