Nigeria: HRW dénonce l'impunité

Des scène de destructin dans la ville de Baga, dans le nord du Nigeria

Crédit photo, AP

Légende image, Selon le gouvernement, 30 militants de Boko Haram et six civils ont trouvé la mort

Deux semaines après les violences de Baga, la situation fait toujours l’objet d’informations divergentes.

Human Rights Watch, qui a examiné des images satellitaires, indique que celles-ci montrent des contradictions entre ce qui s’est vraiment passé et les communiques des autorités nigérianes. L’ONG laisse entendre que les autorités tentent de dissimuler des abus commis par l’armée.

Sur les images de la ville, plusieurs parties de la ville semblent avoir été incendiées, avec plus de deux mille maisons brulées.

Certains habitants ont déclaré que, pendant les affrontements entre les militants islamistes de Boko Haram et l’armée nigériane, plus de 180 personnes ont été tuées.

Ils ont accusé les militaires d’avoir délibérément visé les civils et incendié les maisons. Le gouvernement a vigoureusement rejeté ces accusations indiquant 30 militants et six civils ont trouvé la mort.

La région est un fief de Boko Haram et selon un témoin, avant la violence, les soldats ont accusé les habitants d’héberger des membres de la secte islamiste.

L’armée nigériane a été accusée dans le passé d’avoir commis des violations de droits de l’homme.

Human Rights Watch dénonce l’impunité face aux atrocités qui entrainent beaucoup de perte en vies humaines au Nigeria. L’ONG exhorte le gouvernement a mettre fin au "cycle meurtrier de violence" en traduisant en justice les responsables.