Pascal Affi N'Guessan prêt à une alliance avec le PDCI

Crédit photo, Valérie Bony
L'ancien Premier ministre, réélu samedi à la direction du Front populaire ivoirien (FPI), pour un mandat de cinq ans, déclare être prêt à une alliance avec le PDCI, le parti d'Henri Konan Bédié.
''C'est une nécessité politique en Côte d'Ivoire. L'échec du RHDP nous donne l'opportunité de construire cette nouvelle alliance. La recherche de cette alliance est en cours'', a déclaré M. N'Guessan dans une interview avec BBC Afrique.
''Nous avons déjà des contacts. Son processus, qui est en cours, va s'imposer à toute la classe politique'', a-t-il ajouté, à propos de l'alliance avec le PDCI, une formation faisant partie de la majorité présidentielle actuelle.
Pascal Affi N'Guessan minimise par ailleurs les divisions à l'origine de deux camps adverses du FPI, le principal parti de l'opposition ivoirienne. ''On ne peut pas parler d'une division. On peut parler de contradictions internes, qui sont en train d'être levées'', a-t-il soutenu.
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M. N'Guessan affirme que ''de nombreux frondeurs'', des militants de l'autre camp du FPI emmenés par Aboudramane Sangaré, un proche de M. Gbagbo, sont en train de revenir à ses côtés.
Il dit être ''prêt'' à présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2020. ''Je suis à la disposition du parti. (…) Il n'y a pas de raisons politiques qui puissent faire de sorte que je ne sois pas là si le parti me le demande'', a déclaré l'ancien Premier ministre.

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M. N'Guessan appelle par ailleurs à une réforme de la commission nationale électorale et à l'élaboration d'un nouveau code électoral ''conforme aux standards internationaux".
Seul candidat à la présidence du FPI, il a été réélu avec plus de 99% des voix exprimées par 4.461 votants, à l'issue d'un congrès ordinaire de deux jours.
Le FPI a été créé par l'ancien président Laurent Gbagbo, actuellement jugé par la Cour pénale internationale pour des crimes contre l'humanité présumés commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Selon les Nations unies, cette crise a fait plus de 3.000 morts en Côte d'Ivoire.
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Pascal Affi N'Guessan et ses partisans ont dénoncé, dans une résolution, "toute velléité de candidature" de l'actuel chef de l'Etat, Alassane Ouattara, pour un troisième mandat.
M. Ouattara a déclaré en juin qu'il n'excluait pas de se présenter encore en 2020, une hypothèse jugée contraire à la Constitution du pays par l'opposition.
Aboudramane Sangaré et ses partisans, eux, vont organiser leur congrès le 4 août prochain, à Grand Bassam, près d'Abidjan.''.












