Vers plus d’engagement de l’UE

Les ministres de la santé de l’Union se sont rencontrés lundi à Luxembourg à l’occasion d’un sommet visant à étudier la réponse européenne à l’épidémie Ebola.

L’un des points cruciaux de la rencontre est l’aide aux pays touchés par la maladie.

Pour l’instant, l’engagement des pays européens est de 500 millions d’euros mais le premier ministre britannique David Cameron a proposé de doubler les montants.

En arrivant à la réunion, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, a insisté sur la nécessité d’éradiquer à la source et de manière concertée ce "problème sérieux et significatif".

Autre point à l’ordre du jour : le rapatriement en Europe pour les ressortissants du Liberia, de la Guinée ou de la Sierra Leone, les trois pays les plus touchés par l’épidémie qui a tué plus de 4 500 personnes en sept mois.

Les agents de santé et le personnel humanitaire, face aux dangers que présente leur mission, sont de moins en moins nombreux à vouloir partir.

Plateforme d’aide

L'Union européenne appelle a une plus grande collaboration pour aider contre le virus Ebola
Légende image, L'Union européenne appelle a une plus grande collaboration pour aider contre le virus Ebola

Le ministre allemand Steinmeier a plaidé dimanche pour la mise en place d’une plateforme d’aide.

L’objectif est que les petits pays européens, qui n’ont pas forcément les moyens de créer leur propre mission puissent participer en collaborant à une campagne civile de l’UE dans les pays affectés.

En revanche, l’UE continue d’exclure l’envoi de soldats sur le sol africain, contrairement aux Etats Unis et à la Grande Bretagne.

En fin de semaine, ce sera au tour des chefs d’état et de gouvernement de se réunir à Bruxelles pour évoquer la question de la lutte contre l’épidémie.

D’après les Nations Unies, il faut 10 000 lits supplémentaires pour parvenir à venir en aide à tous ceux qui en ont besoin en Afrique de l’Ouest.

On est encore loin du compte.