Brenda Biya revient sur ses déclarations : "Ne nous mentons pas, je n'y connais rien en politique."

Brenda Biya porte un toast, vétue d'un sweat noir et portant une casquette vert olive et des lunettes noires. Elle est assise dans la chambre d'un hotel.

Crédit photo, Brenda Biya/Instagram

Légende image, Née le 29 juillet 1997 à Yaoundé au Cameroun, Brenda Biya, alias King Nasty, est une rappeuse et entrepreneuse.
    • Author, Ousmane Badiane
    • Role, Digital Journalist BBC Afrique

Brenda Biya, 27 ans, fille du président camerounais Paul Biya, a suscité une vive polémique après avoir appelé sur TikTok à ne pas voter pour son père lors de l'élection présidentielle du 12 octobre, avant de se rétracter quelques jours plus tard.

Dans une première vidéo devenue virale, la jeune femme affirmait que le chef de l'État, au pouvoir depuis plus de quarante ans, avait causé « beaucoup de souffrances », y compris dans sa propre famille. Elle exhortait les Camerounais à tourner la page.

Mais dans une seconde intervention, Brenda Biya a présenté ses excuses et qualifié son père d'« excellent candidat », assurant ne pas être compétente en politique.

Ces déclarations contradictoires alimentent les débats à Yaoundé et sur les réseaux sociaux.

Que s'est-il passé ?

« Pour la campagne, voulez-vous vraiment savoir pour qui je vais voter ? Je ne voterai pas pour Paul Biya, et si un jour j'ai été une mauvaise personne envers les Camerounais, je regrette… Je regrette que ce soit celui qui est censé être mon père qui fasse souffrir toute une nation depuis des années. »

Dans une vidéo publiée sur TikTok et devenue virale, Brenda Biya appelle explicitement les électeurs à ne pas voter pour son père Paul Biya, lors de l'élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025.

Elle accuse son père d'avoir causé "beaucoup de souffrances", "y compris au sein de sa propre famille".

Mais, quelques jours plus tard, elle publie une autre vidéo dans laquelle elle revient sur certains de ses propos. Elle s'excuse et affirme son incompétence en politique, fait l'éloge de son père, le qualifiant d'"excellent" candidat.

« Salut les gars. Ne nous mentons pas, je n'y connais rien en politique. Pourquoi voulez-vous suivre mes conseils, moi, une enfant impulsive qui prend des décisions sur un coup de tête ? Ne les suivez pas. Bien sûr, j'ai failli aller à Sciences Po, mais je n'y connais toujours rien. Quelqu'un qui ne connaît rien à quelque chose devrait naturellement se taire ».

« Honnêtement, je devrais me remettre en question. Parfois, je prends des décisions impulsives. Je ne me rends pas compte des personnes que je blesse », a-t-elle poursuivi.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux jeunes ont salué ses premières déclarations, les qualifiant de courageuses, tandis que leurs alliés au gouvernement les ont balayées du revers de la main, les qualifiant "d'affaires personnelles et privées".

Brenda Biya embrasse le mannequin brésilien Layyons Valença

Crédit photo, Brenda Biya/Instagram

Légende image, Brenda Biya embrasse le mannequin brésilien Layyons Valença

Qui est Brenda Biya ?

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Brenda Biya, 27 ans, fille unique du président camerounais Paul Biya, est devenue l'un des personnages les plus médiatisés de la scène publique au Cameroun ces dernières années.

Très active sur les réseaux sociaux, ce n'est pas la première fois qu'elle tient le pays en haleine et crée la polémique.

Parmi ses prises de position les plus marquantes : son coming-out en juillet 2024.

Elle a révélé son homosexualité en officialisant sa relation amoureuse avec une femme, malgré les lois camerounaises qui criminalisent les relations homosexuelles.

Dans une publication sur Instagram, on la voit mettant en vedette son partenaire de l'époque, le mannequin brésilien Layyons Valença.

La publication, destinée à attirer l'attention sur les lois anti-LGBTQ du Cameroun, avait suscité des réactions publiques mitigées et des pressions familiales pour qu'elle soit supprimée.

Pour rappel, le scrutin présidentiel au Cameroun est prévu le 12 octobre. Paul Biya, 92 ans, dont 43 ans à la tête du pays, brigue un huitième mandat.