Les manifestations ont fait 50 morts au Tchad, selon le gouvernement

BBC News

Des manifestants dans une rue de Ndjaména ce 20 octobre 2020

Crédit photo, AFP via Getty Images

Le gouvernement tchadien dirigé par l'armée déclare que cinquante personnes sont tuées et plus de trois cents autres blessées lors d'une journée de protestation pour réclamer une transition vers la démocratie.

Dans une déclaration, le nouveau Premier ministre Saleh Kebzabo affirme que certains des manifestants étaient armés. Parmi les personnes tuées figurent des membres des forces de sécurité.

Le gouvernement a annoncé un couvre-feu dans la capitale et dans deux autres villes touchées par les manifestations. Les autorités affirment qu'une enquête va être ouverte.

Un dirigeant de l'opposition a confié à la BBC que les protestations se poursuivront jusqu'à ce que les demandes des manifestants soient satisfaites.

Les forces de sécurité ont fait usage de la force pour disperser une manifestation interdite appelant à une transition plus rapide vers un régime démocratique, jeudi matin.

Un journaliste aurait été tué au cours de la manifestation.

Les manifestants ont utilisé des pneus enflammés pour bloquer les routes de la capitale, bravant ainsi l'interdiction du gouvernement.

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Les manifestations sont dirigées contre le gouvernement militaire de transition et les manifestants réclament le retour à un régime civil.

Des manifestants anti-gouvernementaux ont saccagé et incendié jeudi le siège du parti du nouveau Premier ministre tchadien Saleh Kebzabo.

La police a fait usage de tirs et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants et certains quartiers de la ville ont été bouclés.

Des manifestants en colère ont attaqué le siège du parti du Premier ministre récemment nommé, Saleh Kebzabo, dans la capitale, selon le site d'information pro-gouvernemental Alwihda qui indique que les manifestants ont mis le feu à l'entrée principale des locaux.

La vaste nation dirigée par l'armée, est sur les nerfs depuis la mort soudaine du président Idriss Deby alors qu'il rendait visite à des troupes combattant des rebelles en avril 2021.

Les forces de sécurité ont réprimé plusieurs manifestations de la société civile et de l'opposition dénonçant la prise du pouvoir par l'armée et le soutien de la France au gouvernement de transition, causant parfois des morts.

Dans une déclaration, le porte-parole de la France a condamné l'utilisation d'armes létales contre les manifestants et a nié l'implication de son pays.

Un nouveau gouvernement d'unité nationale a été formé vendredi pour diriger le pays pendant les deux prochaines années, jusqu'aux élections.

Mais les critiques exigent un retour plus rapide à la démocratie et un changement de gouvernement après le long règne de M. Deby.