Nouvelles violences à Johannesburg

Des magasins aux alentours de Johannesburg ont de nouveau été ciblés par des émeutiers dans la nuit de vendredi à samedi et la police sud-africaine a procédé à des arrestations.

Les forces de l’ordre ont utilisé des balles à blanc pour empêcher les pillages à Alexandra, un township au nord de la capitale économique.

Au moins 6 personnes ont été tuées lors de violences anti-étrangers dans la ville de Durban, à l’est du pays.

Les violences se sont notamment concentrées sur les magasins tenus par des ressortissants étrangers.

Crédit photo, none

Légende image, Les violences se sont notamment concentrées sur les magasins tenus par des ressortissants étrangers.

Plusieurs milliers d’autres ont fui leurs maisons, trouvant refuge dans des abris de fortune.

De leur côté, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique ont annoncé qu’ils comptaient évacuer leurs ressortissants.

La police tente de reprendre le contrôle de l’information et invite les Sud-Africains à ne pas céder à la panique.

Elle a appelé la population à ne plus poster de messages annonçant de nouvelles attaques sur les réseaux sociaux.

La plupart des Sud-Africains condamnent ces violences xénophobes mais ils sont nombreux à penser que l'Etat doit mieux contrôler l'immigration.
Légende image, La plupart des Sud-Africains condamnent ces violences xénophobes mais ils sont nombreux à penser que l'Etat doit mieux contrôler l'immigration.

Le président Jacob Zuma a annulé un déplacement qui aurait dû le mener en Indonésie. A la place, il devrait normalement se rendre samedi au camp de réfugiés de Chatsworth, près de Durban.

Réagissant aux dernières violences, le porte-parole de la police Lungelo Dlamini a expliqué à l’AFP que ses hommes avaient procédé à plus de 30 arrestations dans la nuit de vendredi à samedi.

Ce qui ramène à 50 le nombre de personnes arrêtées dans la région de Johannesburg depuis le début des troubles et à 112 pour Durban.

De nombreux migrants, venus d’autres pays africains ou d’Asie, ont élu domicile en Afrique du Sud après la fin de l’apartheid en 1994.

Certains nationaux les accusent de voler les emplois, dans un pays où le taux de chômage tourne autour de 24%.