Au Sahel, « se taire ou subir », les journalistes dans le trou noir de l'information

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- Author, Isidore Kouwonou
- Role, BBC Afrique
- Reporting from, Dakar
« Ne gâtez pas l'AES. La liberté d'expression, mangée par la révolution acquise dans le sang. Regardez ce qui se passe dans l'AES. Dès que tu critiques un peu, c'est le front ou la prison. »
C'est avec cette phrase que le chanteur reggae, Tiken Jah Fakoly dénonce ce qui se passe dans les pays du Sahel. Elle se trouve dans sa nouvelle chanson titrée « Actualités brûlantes », réalisée en featuring avec l'artiste engagé togolais Amen Jah Cisse.
Comme cet artiste, nombreuses sont les organisations qui alertent sur les entraves de la liberté d'expression dans les pays de l'AES.
Au Mali, Yeri Bocoum, journaliste et cyberactiviste a été arrêté en juin 2024 par les services de sécurité d'Etat puis libéré quelques semaines plus tard. Au Burkina Faso, des journalistes arrêtés sont actuellement au front contre les groupes armés. Au Niger, le journaliste nigéro-ivoirien Serge Mathurin Adou a été arrêté puis relâché trois mois plus tard.
Il y a quelques jours, une vidéo de trois journalistes burkinabè, récemment portés disparus, a circulé sur les réseaux sociaux et provoqué de l'indignation de la part des internautes, notamment des défenseurs des droits de l'homme. On les voit en tenues militaires dans ce qui ressemble à une base militaire.
« Dans une vidéo de propagande diffusée le 2 avril, 3 journalistes sont apparus en treillis militaire et le crâne rasé s'exprimant sous la contrainte, dix jours après avoir été enrôlés. Ce sont des figures majeures de la presse au Burkina Faso et qui étaient parmi les derniers à dénoncer les atteintes à la liberté d'expression et de la presse », souligne Sophie Douce.
Journaliste, elle a vécu durant cinq ans au Sahel, d'abord au Burkina Faso en tant que correspondante principale du journal français « Le Monde », puis au Niger pour le journal La Croix. Aujourd'hui, elle se retrouve à Dakar au Sénégal où elle vit, obligée de quitter la région du Sahel.
« Le 1er avril 2023, j'ai été expulsée par les autorités burkinabè avec ma consœur Agnès Faivre, la correspondante du journal Libération, après avoir été convoquée puis interrogée sur mon travail de journaliste. Après 5 ans de vie au Burkina Faso, j'ai reçu l'ordre de quitter le pays sous 24 heures par téléphone. Aucune explication ni document ne m'ont été fournis », confie-t-elle à BBC Afrique.
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Agnès Faivre a perdu son accréditation après que Libération a publié le 27 mars 2023 les conclusions d'une enquête sur une vidéo, qui, selon elle, montrait des soldats burkinabè tuant et torturant un groupe d'enfants, une affirmation que les autorités burkinabè ont démentie avec véhémence.
Des journalistes maliens, nigériens et burkinabè sont aujourd'hui contraints à l'exil, parce que critiques envers les régimes militaires.
Enquêtant sur les données des exactions perpétrées contre des civils, un journaliste d'investigation malien qui a préféré rester dans l'anonymat, dit avoir décidé de fuir le pays il y a quelques mois lorsque des informateurs proches du régime l'ont averti de sa probable arrestation.
« Je mesurais la sensibilité du sujet. Il s'agissait de couvrir le centre du Mali, un peu plus au nord où il y a eu des actes d'atrocités et où des sources ont pu prouver que l'armée malienne et son partenaire russe sont derrière ces atrocités, images à l'appui », nous raconte-t-il.
Mais le gouvernement malien a démenti les informations qui accusent l'armée malienne et les combattants russes d'avoir tué 300 civils dans la région de Moura. Ces « accusations infondées » n'ont d'autres objectifs que de ternir l'image des FAMA, selon l'état-major de l'armée malienne.
« Les FAMA sont intervenues à Moura, pas pour aller tuer des civils dont nous avons la charge de protéger. Nous sommes intervenus à Moura dans le cadre de notre mission régalienne de défense de l'intégrité du territoire national, la protection des personnes et de leurs biens », a indiqué à la télévision malienne le Général de Division Oumar Diarra, Chef d'Etat-major général des armées, avant de dire que les opérations des Fama seront toujours conduites dans le respect du droit international humanitaire et des droits de l'homme.
A dix jours de la publication de son enquête, le journaliste a reçu « des alertes au plus haut niveau. Des gens m'ont dit "tout ce que tu es en train de collecter, nous le savons et il serait mieux que tu te mettes à l'abri" ».
Selon lui, les avertissements avaient l'allure d'une sommation qu'il prenait très au sérieux, puisqu'ils lui demandaient de quitter le Mali.
« Les enrôlements forcés dans l'armée, les enlèvements et les actes de violence et d'intimidation envers les journalistes, l'affaiblissement du modèle économique des médias, les mesures liberticides prises au nom de la sécurité nationale, l'absence de politique de lutte contre la désinformation, les suspensions abusives de médias constituent autant de menaces à l'exercice du droit à l'information au Sahel », a indiqué Sadibou Marong, Directeur du bureau Afrique subsaharienne de Reporters Sans Frontières (RSF), l'organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde.
Le Sahel, un trou noir de l'information

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Au Burkina Faso, « le métier de journalisme est devenu un métier totalement criminalisé », indique Yacouba Ladji Bama, Directeur de publication du journal burkinabè d'investigation en ligne Bamyinga.com, aujourd'hui en exil.
Selon Sophie Douce, le Sahel est devenu un trou noir de l'information. Elle ajoute qu'au Burkina Faso par exemple, « des journalistes sont menacés de mort, disparaissent ou sont réquisitionnés par l'armée pour aller combattre au front. Chaque fois, selon le même mode opératoire : des hommes encagoulés et armés débarquent au domicile des journalistes trop critiques emmenés vers une destination inconnue ».
Et la répression ne cesse de durcir dans les Etats de l'AES contre les journalistes et les acteurs de la société civile, surtout ceux qui dénoncent « les dérives autoritaires des régimes militaires ».
Par exemple, le 1er avril dernier, la junte au Burkina Faso a diffusé une liste d'individus recherchés pour des faits de terrorisme. Parmi eux, plusieurs journalistes en exil.
« Sur les réseaux sociaux, les soutiens du pouvoir appellent au meurtre et listent les journalistes à « abattre » en toute impunité. L'objectif est clair : faire peur et dissuader toute voix dissonante face à la propagande imposée au forceps par les juntes au pouvoir », regrette Sophie Douce.
Elle ajoute qu'aujourd'hui au Sahel, les journalistes font désormais face à ce douloureux dilemme : fuir, se taire ou être arrêté.
Pour Yacouba Ladji Bama, les autorités militaires de l'AES s'en prennent aux journalistes et autres défenseurs des droits de l'homme parce qu'ils ne sont pas pour la transparence dans la gestion des pays, et sont plutôt pour la manipulation et la propagande. C'est pourquoi « ils ne veulent pas d'une presse libre dans la région ».
« Quand on prend le cas du Burkina, la situation sécuritaire ne fait que s'empirer contrairement aux promesses de départ. Les Burkinabé continuent d'être tués au quotidien. Si on s'en tient à un certain nombre de rapports, jamais la situation sécuritaire n'a été aussi dramatique que sous cette junte », dit le directeur de publication de Bamyingo.com en exil.
Il insiste sur le fait que la presse ne fait que relater ce qui se passe sur le terrain dans les trois pays. M. Bama souligne que s'il y a des débordements, des institutions habilitées sont là pour corriger ces manquements au lieu d'arrêter, d'emprisonner, d'envoyer au front ou de contraindre ces journalistes à l'exil.
Le Mali juge un journaliste le 12 juin prochain

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Pas plus tard que mercredi 9 avril 2025, un journaliste malien, Alfousseyni Togo, directeur de publication de l'hebdomadaire malien Le Canard de la Venise a été envoyé en prison pour avoir tenu des propos critiques envers les autorités judiciaires dans le pays, selon l'agence de presse AFP.
Il lui est reproché d'avoir tenu des propos critiques contre le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué et le pôle de lutte contre la cybercriminalité, dans un article intitulé « La justice malienne ou le mal du siècle : la bourde du ministre Mamoudou Kassogué ».
Selon le ministre Kassogué, l'indice de confiance en la justice malienne est passé de 30 % à 70 % en 2024. Ce que le journaliste Togo remet en cause dans son article. Une source judiciaire qui s'est confiée à l'AFP a indiqué le journaliste « a traité les gens du pôle d'incompétents, de corrompus (et) n'épargne pas le ministre de la Justice ».
Le directeur de Le Canard de la Venise est alors accusé « d'atteinte au crédit de la justice, trouble à l'ordre public et diffamation ». Il sera jugé le 12 juin prochain, selon le Parquet.
Le président de la Maison de la presse, Bandoulière Danté, quant à lui, a indiqué tout en rassurant la corporation qu'il « travaillait déjà à le faire sortir de prison ».
Aujourd'hui, le journaliste d'investigation malien qui a, quant à lui requis l'anonymat, ajoute que, malgré les menaces et son départ du pays, il n'a pas pris la décision d'abandonner l'enquête. Ce qui fait qu'il a dû quitter aussi le premier pays où il avait attéri parce qu'étant voisin du Mali.
« Les menaces ne me visaient pas moi seul. Elles visaient aussi la famille dans les propos de la personne qui m'a alerté. J'ai fait quitter la famille aussi qui m'a rejoint. Cela a été une décision difficile, parce que c'est un saut dans l'inconnu. Rien n'a été préparé », dit-il.
Il dit également regretter ce qu'est devenu son pays avec un pouvoir militaire qui opère des arrestations extrajudiciaires tout simplement pour faire disparaître des voix dissonantes et discordantes.
« Si j'avais choisi de rester, je ne pourrais pas publier mon enquête. D'où ma décision de quitter le Mali depuis 9 mois maintenant, de me mettre à l'abri et de pouvoir continuer mon travail de collecte d'informations ».
Des chiffres alarmants dans l'AES

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Sadibou Marong, Directeur bureau Afrique Subsaharienne de Reporters Sans frontières (RSF), basé à Dakar au Sénégal, indique que le Sahel devient une zone de non-information. « Que ce soit par la force, la technologie ou le droit, les moyens employés pour affaiblir le journalisme indépendant au Sahel ont conduit à ce que la région devienne progressivement une 'zone de non-information' ».
Son organisation a documenté la situation de la prédation de la presse dans la région, et a partagé quelques chiffres avec BBC Afrique.
Burkina Faso : RSF a indiqué qu'au moins sept (07) journalistes burkinabè sont arrêtés et envoyés au front aux côtés des forces de défense. Une dizaine d'autres sont partis en exil parce que menacés pour le régime militaire.
On note également des enlèvements et des disparitions forcées. « Le journaliste Serge Oulon n'a plus donné de nouvelles depuis son arrestation le 24 juin dernier. On ne sait toujours pas où il est, ni s'il est toujours en vie, c'est très inquiétant », déplore Sophie Douce.
RSF précise que tous ces journalistes sont des critiques vis-à-vis de la junte. Parmi les journalistes contraints à l'exil, Yacouba Ladji Bama, Directeur de publication du journal burkinabé d'investigation en ligne Bamyinga.com.
« Je suis actuellement en exil. Je me contente de mes collaborations avec des médias internationaux avec qui je traite un certain nombre de sujets concernant la région du Sahel et autres ».
Mali : Reporters Sans Frontières a documenté dans ce pays un (01) journaliste tué en novembre 2023. Deux (02) autres sont portés disparus. Aussi, sept (07) journalistes maliens ont été enlevés par des groupes armés.
Actuellement, un journaliste est en prison, en attente d'être jugé le 12 juin prochain. Un autre est actuellement en exil.
En outre, des médias subissent des menaces et intimidations dans le pays de la part d'institutions de régulation, notamment la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication.
Joliba TV s'est vu retirer sa licence par la HAC. Avec la protestation des organisations professionnelles de la presse, ce retrait s'est entre-temps mué en suspension du média pour six (06) mois.
Dans ce pays, les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse. Plusieurs médias, notamment étrangers, ont été suspendus. Les journalistes réduits au silence ou emprisonnés.
Niger : « L'espace médiatique s'est considérablement restreint au Niger depuis le coup d'État de juillet 2023 », indique le RSF dans l'un de ses rapports.
La journaliste Samira Sabou a indiqué à RSF qu'elle a été détenue en octobre 2023 dans un lieu secret avant d'être libérée plus tard. Dans le pays, la loi sur la presse est « totalement mise de côté » déplore-t-elle.
Les autorités militaires à la tête du pays continuent d'instaurer « des lois problématiques », selon Sadibou Marong qui se dit préoccupé par la situation.
« Se taire et subir »

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Dans les Etats de l'AES, les journalistes ont décidé de ne plus parler. Nous avons joint de nombreux journalistes maliens, burkinabè et nigériens dans le cadre de cet article. Mais, la plupart ont préféré se mettre à l'abri des représailles que pourraient engendrer leurs réactions.
Pour rester dans le pays et vivre en paix avec sa famille, il faut « se taire et subir », selon Yacouba Ladji Bama.
« Bonjour cher confrère. Votre sujet est assez sensible, je pense que vous le savez. De quoi voulez-vous parler concrètement ? Je vais mesurer le risque pour ma personne avant de vous répondre », nous répond un journaliste contacté dans l'un des trois pays de l'AES.
Et c'est tout. Il ne nous est plus revenu. C'est après plusieurs relances qu'il nous informe qu'il est dans l'impossibilité de nous parler, ayant peur pour sa sécurité.
Les journalistes qui ont bien voulu s'entretenir avec nous dans cet article sont ceux qui ont réussi à fuir leur pays et vivent aujourd'hui en exil. Ils confirment qu'il est presqu'impossible pour leurs confrères restés au pays de réagir sur l'actualité. L'autocensure est devenue la règle la mieux pratiquée.
« Les confrères qui sont encore sur place travaillent dans des conditions alarmantes. Ils sont obligés de se taire, ou pour ceux qui veulent continuer d'écrire, c'est faire l'apologie du régime ou s'intéresser aux chiens écrasés, des sujets sans grands enjeux », déclare Yacouba Ladji Bama.
L'avenir de la presse indépendante au Mali s'assombrit au fil du temps avec le coup d'Etat militaire survenu il cinq ans, nous indique David Dembele, journaliste d'investigation malien, président de Cellule Norbert Zongo pour le Journalisme d'Investigation en Afrique de l'Ouest (CENOZO).
« Les journalistes ne sont plus libres. Les hommes des médias sont embastillés et ne peuvent pas dire la vérité telle qu'elle se présente. C'est extrêmement difficile que la presse indépendante puisse trouver son chemin dans le contexte actuel au Mali. Ils peuvent aussi, sur la base d'une précarité, vendre leur âme au diable ».
Pour Yacouba Ladji Bama, les journalistes dans les pays du Sahel sont devenus des communicateurs plutôt que de travailler à informer l'opinion publique nationale et internationale. Il en est de même pour les acteurs de la société civile qui, pour ne pas goûter aux affres du front ou se retrouver en prison ou en exil, se taisent et regardent faire.
Des organisations internationales de défense des droits de l'homme indignées

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En dehors de Reporters Sans Frontières qui suit de près la situation dans les Etats de l'AES, l'Ong internationale Human Rights Watch a également fait sortir des rapports sur cette « prédation de la liberté de presse » et d'expression dans les trois pays.
Elle dénonce notamment la conscription qui est remarquée dans la région.
« Si les gouvernements sont habilités à enrôler des civils adultes pour la défense nationale, la conscription ne devrait pas avoir lieu si elle n'a pas été autorisée et si elle n'est pas conforme au droit national. La conscription doit être effectuée de manière à ce que le conscrit potentiel soit informé de la durée du service militaire et qu'il ait la possibilité de contester l'obligation de servir à ce moment-là », indique la chercheuse senior sur le Sahel de Human Rights Watch, Ilaria Allegrozzi.
L'Ong indique avoir documenté le fait que les autorités burkinabè ont « utilisé une loi d'urgence de vaste portée » et un décret de « mobilisation générale » dans le cadre de leur « stratégie de lutte contre les groupes armés islamistes pour enrôler dans l'armée des détracteurs de la junte, des journalistes, des activistes de la société civile et des magistrats et les a réduit au silence ».
RSF a appelé les juntes à la signature d'une « déclaration sur le droit à l'information » aux Etats de la région du Sahel, basée sur des principes de protection pour permettre aux journalistes de remplir leur fonction sociale en travaillant librement. Cette déclaration comporte dix engagements que les militaires à la tête de ces pays doivent respecter.
Nous avons effectué plusieurs tentatives pour avoir les réactions des autorités militaires des pays de l'AES dans le cadre de cet article. Mais elles sont restées infructueuses.
La sécurisation des territoires de l'AES d'abord

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Les autorités militaires à la tête des pays de l'Alliance des Etats du Sahel disent être préoccupées par la sécurisation des territoires. Pour ce faire, elles n'entendent pas restaurer ces pays dans le désordre.
Elles comptent donc barrer la route "à la manipulation, à la désinformation et à la subversion", comme l'a indiqué Ibrahim Traoré du Burkina Faso dans une intervention le 1er avril dernier à Ouagadougou.
« S'il faut le dire haut et fort ici, nous ne sommes pas en démocratie. Nous sommes dans une révolution progressiste populaire... Donc cette question de démocratie, de libertinage d'action ou d'expression n'a pas sa place. Autant que vous pensez que vous êtes libre de parler et d'agir, l'autre est libre de parler et d'agir également. Et là, nous aboutissons à une société de désordre », a-t-il dit.
Les autorités burkinabé ont d'ailleurs lancé des avis de recherche contre un certain nombre d'individus pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise de terroristes ».
« Nous allons faire régner l'ordre et la discipline pour que nous puissions progresser. Parce que les réformes sociales, économiques, politiques, idéologiques ont besoin d'ordre et de discipline », a indiqué le chef de l'Etat burkinabé, félicitant les forces sur le terrain en ce qui concerne les progrès réalisés dans la reconquête des parties du territoire.
Au Mali, les autorités soutiennent qu'elles travaillent également pour la sécurité des populations.
« Les FAMA n'opèrent pas contre les populations civiles. Nous sommes conscients que la réussite de nos opérations dépend du soutien de cette population. Et tant que les populations sont protégées, nous savons que nous sommes en train de mener à bien notre mission », a déclaré le Général de Division Oumar Diarra.
Dans le pays, la Haute autorité de la communication (HAC) a déjà reproché à des journalistes de faire « usage d'expressions à forte connotation péjorative » contre les autorités de la transition.
Il en est de même pour les autorités nigériennes qui combattent tout acte d'espionnage et des individus qui sont "de mèches avec des groupes armés".















