Afrique du Sud : la rappeuse Sho Madjozi plaide pour la revalorisation de la femme noire

Légende vidéo, Sho Madjozi, "une Tsonga urbaine du 21e siècle"

Sho Madjozi est une rappeuse sud-africaine mêle la langue tsonga [ou Xitsonga] à l’anglais et au swahili dans ses textes.

Elle invite les jeunes à continuer de réinventer leur identité dans un processus de revalorisation de la femme noire.

Dans les rues de Conakry, d’Abidjan, de Nairobi ou de Kinshasa jusque dans les quartiers branchés de Brooklyn aux États-Unis ou de Londres au Royaume Uni, les styles et les coiffures afro ornent la tête de jeunes gens de plus en plus décomplexés.

Et la jeunesse de "Jozi", comme ses habitants surnomment Johannesburg en Afrique du Sud, n’est pas épargnée.

Comme tant d’autres, Sho Madjozi, revendique une identité africaine et moderne à travers sa musique et surtout à travers son image.

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Sho Madjozi

La rappeuse, actrice et poétesse sud-africaine définit son style comme “une Tsonga urbaine du 21e siècle”, est influencée par les tenues portées par les femmes d’une autre époque.

Incorporant la culture Tsonga à sa vie de tous les jours, la jeune chanteuse de 28 ans joue avec les codes vestimentaires et culturels.

Son style, qui se veut « fantasque » et tout en couleur, ainsi que sa musique, tendent vers une volonté de se réapproprier un héritage avec fierté et le droit pour "les jeunes femmes noires" d'adapter et de faire évoluer leur propre culture.

"J'ai retravaillé les tresses que les femmes de chez nous portaient ainsi que celles venant d'ailleurs, comme en Afrique de l'Ouest, en imaginant ce à quoi les cheveux des jeunes femmes noires ressembleraient aujourd'hui si on ne nous avait pas dit pendant si longtemps que le fait d'être noir n'est pas désirable."

Ayant vécu au Sénégal et en Tanzanie (où elle apprend à parler couramment swahili), Sho Madjozi s’adresse à toutes les jeunes femmes noires, ou qu’elles soient, lorsqu’elle prône le droit "d’explorer et de continuer de réinventer notre identité".