Les résultats de la présidentielle en RDC n’ont pas été publiés

Les résultats de l'élection présidentielle du dimanche 30 décembre en République démocratique du Congo n'ont pas été publiés dimanche comme prévu dans le calendrier électoral.

Ce retard est le dernier revers d'un processus électoral visant à trouver un successeur au président Joseph Kabila qui est au pouvoir depuis 18 ans.

La commission électorale a appelé à la patience alors qu'elle continue de consolider les premiers résultats du vote.

Jusqu'à présent, elle n'a reçu que 53% des résultats sur les quelques 75.000 bureaux de vote du pays. Les observateurs s'expliquent mal cette lenteur dans le processus de consolidation des résultats.

"Si on avait accepté le principe de la machine à voter, on aurait déjà publié les résultats" avance Corneille Nangaa le président de la CENI qui invite le peuple congolais au calme estimant que "les choses évoluent plutôt bien".

"Laissez la CENI travailler, tout est activé pour que le traitement des données" se fasse le plus rapidement possible a conclu Corneille Nangaa qui a révélé être l'objet de menaces nationales et internationales.

On ne sait toujours pas quand les résultats seront annoncés. Dans le même temps, l'église catholique congolaise, qui a déployé des observateurs le jour du scrutin, affirme que ses données révèlent un net vainqueur.

Les évêques ont demandé à la commission électorale (CENI) - accusé d'être peu crédible par l'opposition - de publier des résultats véridiques et reflétant la volonté du peuple exprimée dans les urnes.

Le candidat de la majorité présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin du Président Kabila, se dit confiant quant à sa victoire.

L'un de ses porte-paroles, Aimé Kilolo, l'a déclaré vainqueur, le présentant comme "le favoris de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo".

Les partisans de l'opposition placent plutôt les candidats Martin Fayulu et Felix Tshisekedi dans la posture de favoris soulignant que l'un des deux pourrait diriger prochainement la RDC.

Les élections en République démocratique du Congo pourraient marquer la première transition démocratique dans le pays.

Cependant, des craintes de troubles persistent en cas de contestation des résultats. Pour veiller à la sécurité de ses ressortissants en cas de violences, Washington projette de déployer au Gabon 80 militaires.

"Ce déploiement d'environ 80 personnes est une réponse à la possibilité que des manifestations violentes puissent survenir en République démocratique du Congo en réaction aux élections du 30 décembre", a indiqué le président américain Donald Trump dans une lettre diffusée par son service de presse.