Ghana : gays, "citoyens de seconde classe"

Dans un nouveau rapport, Human Right Watch affirme que les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres ne sont pas à l'abri des violences et de la discrimination au Ghana.
"Le gouvernement devrait reconnaître que nous sommes des êtres humains avec dignité pour ne pas nous traiter comme des parias dans notre propre société", affirme, dans le rapport de HRW, une lesbienne âgée de 40 ans et vivant à Cape Coast, dans le centre de ce pays d'Afrique de l'Ouest.
"Nous voulons être libres pour pouvoir nous tenir debout en public, sans faire face aux (…) harcèlements quotidiens", ajoute-t-elle.
Une loi ghanéenne datant de l'époque coloniale considère l'homosexualité comme un délit.
Contrairement à d'autres pays, le Ghana n'a pas renforcé les sanctions contre l'homosexualité durant ces dernières années, mais "les déclarations homophobes des autorités, des chefs traditionnels et des hauts dignitaires religieux favorisent la discrimination et incitent (…) à la violence", affirme HRW.
Cette organisation mène une campagne dans ce pays en vue de la suppression de la loi contre l'homosexualité.








