'Nini to salite' du groupe MPR parmi les chansons interdites de diffusion par la commission de censure de la RDC.

    • Author, Pamela Amunazo
    • Role, BBC Afrique, Kinshasa

En RDC, la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles (CNCCS) a suspendu hier la diffusion dans les médias de deux chansons qui font la une dans le pays.

De quoi parlent ces chansons ?

Avec près de 900 000 vues en 4 jours sur la chaine officielle YouTube du groupe MPR (Musique populaire de la révolution), 'Nini to salite' qui veut dire en français, 'que n'avons-nous pas fait ?' est une production de deux musiciens congolais qui mettent en exergue la situation d'une famille pauvre pour peindre leur version de la situation socio-politique et économique du pays depuis l'indépendance.

De même, dans le clip vidéo de la chanson 'La lettre à ya tshitshi', l'artiste Bob Elvis s'adresse au défunt père du président Tshisekedi. On voit l'artiste s' entourer de bougies pour faire son rapport de la situation du pays à Etienne Tshisekedi, dont l'effigie est visible dans le clip.

La vidéo publiée il y a cinq jours compte plus de 120.000 vues sur la chaîne YouTube de l'artiste.

Pourquoi la diffusion de ces chansons est interdite ?

Il leur est reproché au groupe MPR et à Bob Elvis la violation des dispositions portant création de la CNCCS, pour n'avoir pas présenté les clips vidéo de leur chanson avant toute diffusion au public.

Les artistes n'ont pas encore réagi publiquement à cette décision.

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Quelles sont les réactions à la suspension de la diffusion des clips ?

Depuis l'annonce de la suspension de la diffusion de ces clips dans les médias, des voix se lèvent dans tous les secteurs.

Tel est le cas du parti du président Tshisekedi qui juge impopulaire la décision portant interdiction de la diffusion de la nouvelle chanson du groupe MPR et ne se sent nullement concerné par une telle prise de position de la Commission nationale de censure. Tous appellent à la suppression de cette interdiction.

Alors que dans l'opinion congolaise, plusieurs pensent que c'est le gouvernement qui en est responsable, le ministre de la communication et médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a, dans un tweet, précisé que le gouvernement n'a rien avoir avec cette mesure.

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