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Ethiopie : de faux aveux refusés contre une grâce
Des proches d'un journaliste emprisonné et de deux opposants ont déclaré avoir refusé de signer des aveux pour être graciés.
Le gouvernement a déclaré jeudi que plus de 400 prisonniers, dont beaucoup purgeaient des peines pour terrorisme, seraient graciés et libérés.
Mais ces libérations étaient soumises à des conditions. Car selon la femme du journaliste et bloggeur Eskinder Nega, une proposition lui a été faite à deux reprises pour signer des documents attestant que son mari était membre du Ginbot 7, un groupe considéré par le gouvernement comme une organisation terroriste.
Eskinder Nega a été condamné à 18 ans de prison en 2012 après avoir critiqué la loi antiterroriste du gouvernement éthiopien.
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Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé sa libération immédiate et inconditionnelle.
L'épouse d'Andualem Aragie, un opposant, a elle aussi déclaré qu'on lui a demandé de signer une confession similaire. Ce qu'elle a refusé.
Le gouvernement éthiopien qui fait présentement face à des protestations avait annoncé en janvier dernier la libération de milliers de prisonniers pour favoriser la réconciliation nationale.