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Une "série de meurtres" au Sénégal
L'"indignation" causée par les violences est montée d'un cran au Sénégal, après qu'une vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été tuée chez elle, à Pikine, dans la banlieue de Dakar, la capitale.
Le chauffeur de Fatoumata Makhtar Ndiaye est l'auteur présumé de ce crime, selon le procureur général de la République, Serigne Bassirou Guèye.
Arrêté après la mort de sa patronne, il est passé aux aveux, a déclaré M. Guèye.
L'auteur présumé de cet "assassinat" sera présenté dans les prochains jours au juge d'instruction, a dit le procureur général lors d'un point de presse tenu dimanche, à Dakar.
Il risque d'être condamné aux travaux forcés à perpétuité.
La quasi-totalité des quotidiens sénégalais a évoqué ce lundi la "série de meurtres" dans le pays, notamment à Dakar.
Fin octobre, un chauffeur de taxi a été tué à bout portant par un automobiliste.
Selon les médias locaux, le drame découle d'une dispute sur l'ordre d'arrivée des protagonistes à une station d'essence, à Dakar.
"Indignation générale"
"Il y a une recrudescence de la violence malgré les efforts qui sont en train d'être faits par le gouvernement pour mettre les Sénégalais en sécurité", a réagi Moustapha Diakhaté, le président du groupe parlementaire "Benno Bokk Yaakaar" (majorité) à l'Assemblée nationale.
Ce député cité par le journal "Enquête" souhaite que le gouvernement fasse en sorte que "la peur aille du côté des criminels, et non du côté des paisibles citoyens".
Le journal "Le Témoin Quotidien" estime que les meurtres ont provoqué une "indignation générale" au Sénégal.
Ces violences meurtrières résultent souvent de bagarres, si elles ne sont pas l'aboutissement d'agressions physiques, que ne cessent de dénoncer les organisations de défense des droits de l'homme et les chefs religieux.