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Comment est-on parvenu à l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza ?
Israël et le Hamas se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu à Gaza et sur la libération des otages, ont déclaré les États-Unis et les médiateurs du Qatar.
Si le cabinet et le gouvernement israéliens approuvent officiellement l'accord, ce qui n'est pas encore le cas, la première phase de six semaines entrera en vigueur le 19 janvier.
L'accord fait suite à 15 mois de combats entre Israël et le Hamas, groupe armé et mouvement politique palestinien.
Le conflit actuel a commencé lorsque des centaines de combattants du Hamas ont pris d'assaut la frontière sud d'Israël le 7 octobre 2023, tuant environ 1 200 personnes et ramenant plus de 250 otages à Gaza.
Israël a réagi par une campagne militaire, en commençant par un bombardement aérien immédiat, puis par une invasion terrestre de grande envergure lancée le 27 octobre. Depuis lors, Israël a attaqué des cibles dans toute la bande de Gaza par voie terrestre, maritime et aérienne, tandis que le Hamas a attaqué Israël à la roquette.
Plus de 46 700 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées par les attaques israéliennes, selon le ministère de la santé de Gaza, dirigé par le Hamas.
Voici un rappel des événements clés des négociations.
Qu'est-ce qui a conduit à l'accord de cessez-le-feu ?
2023
7 octobre : Des centaines d'hommes armés dirigés par le Hamas lancent une attaque sans précédent contre le sud d'Israël, franchissant la barrière frontalière et prenant pour cible les communautés voisines, les postes de police et les bases de l'armée. Environ 1 200 personnes sont tuées et 251 otages sont ramenés à Gaza. Le Hamas tire également des milliers de roquettes sur Israël. L'armée israélienne répond immédiatement par des frappes aériennes et des tirs d'artillerie sur Gaza.
27 octobre : Israël lance une invasion terrestre de Gaza. La campagne militaire massive d'Israël continuera à dévaster Gaza, à déplacer la majeure partie des 2,3 millions d'habitants et à tuer plus de 46 000 personnes, selon le ministère de la santé dirigé par le Hamas.
21 novembre : Un accord négocié par les États-Unis, le Qatar et l'Égypte prévoit la libération par le Hamas de 105 otages en échange de quelque 240 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, au cours d'un cessez-le-feu d'une semaine. Israël et le Hamas s'accusent mutuellement d'être à l'origine de l'effondrement de la trêve.
28 décembre : Début de la navette diplomatique en vue d'un nouveau cessez-le-feu et d'un nouvel accord sur la libération des otages.
2024
31 mai : Le président américain Joe Biden présente une proposition israélienne de cessez-le-feu en trois phases en échange de la libération d'otages israéliens. Cette proposition constitue la base de l'accord qui sera conclu huit mois plus tard.
10 juin : Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte une résolution soutenant le plan de cessez-le-feu.
31 juillet : Les pourparlers sont suspendus à la suite de l'assassinat par Israël du chef politique et négociateur en chef du Hamas, Ismail Haniyeh, dans la capitale iranienne, Téhéran. Les discussions reprennent deux semaines plus tard, d'abord en l'absence du Hamas.
17 octobre : Les forces israéliennes tuent le chef du Hamas, Yahya Sinwar, dans le sud de la bande de Gaza. Netanyahou qualifie cet événement de « début de la fin » de la guerre.
9 novembre : Après des mois sans avancée, le Qatar suspend ses efforts en tant que médiateur dans les négociations. Il affirme qu'Israël et le Hamas doivent revoir leurs positions. Les deux parties se rejettent mutuellement la responsabilité de l'impasse.
20 novembre : Les États-Unis opposent leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, estimant qu'il « abandonne » la nécessité d'un « lien entre un cessez-le-feu et la libération des otages ».
27 novembre : Israël convient d'un cessez-le-feu avec le Liban pour mettre fin à un conflit de 13 mois avec le groupe armé Hezbollah, allié du Hamas, déclenché par la guerre de Gaza. Cet accord ravive l'espoir d'un accord à Gaza, M. Biden déclarant qu'il fera de nouveau pression sur les puissances régionales.
2 décembre : Le président élu des États-Unis, Donald Trump, déclare qu'il y aura « un enfer à payer » si les otages encore détenus à Gaza ne sont pas libérés avant son retour à la Maison Blanche le 20 janvier 2025.
17 décembre : Un haut responsable palestinien déclare que les négociations indirectes sont entrées dans une « phase décisive et finale », tandis que le ministre israélien de la défense, Israël Katz, affirme qu'un accord est plus proche que jamais.
2025
13 janvier : Le secrétaire d'État américain Antony Blinken déclare qu'un accord est « très proche » et qu'il espère « le faire passer » avant l'entrée en fonction de M. Trump.
15 janvier : Le Premier ministre du Qatar déclare qu'Israël et le Hamas se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu à Gaza et sur la libération des otages, et que cet accord entrera en vigueur le 19 janvier. Selon Joe Biden, cet accord « mettra fin aux combats à Gaza, apportera une aide humanitaire indispensable aux civils palestiniens et permettra aux otages de retrouver leurs familles ».